Traitement ciblé du lymphome non hodgkinien

On administre habituellement un traitement ciblé pour traiter le lymphome non hodgkinien (LNH) à lymphocytes B. On a alors recours à des médicaments pour cibler des molécules spécifiques, comme des protéines, présentes à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses. Ces molécules contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. En ciblant ces molécules, les médicaments interrompent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses tout en limitant les dommages aux cellules normales. Le traitement ciblé peut aussi être appelé traitement à ciblage moléculaire.

Vous pourriez recevoir un traitement ciblé pour :

  • détruire les cellules du lymphome ou en ralentir la croissance;
  • libérer des substances radioactives (radio-isotopes) directement dans la tumeur.

Votre équipe de soins prendra en considération vos besoins personnels pour choisir les médicaments, les doses et le mode d’administration du traitement ciblé. Vous pourriez aussi recevoir d’autres traitements.

Médicaments ciblés administrés pour le LNH

On peut avoir recours aux médicaments ciblés qui suivent pour traiter certains types de LNH.

Le rituximab (Rituxan) est le médicament ciblé le plus fréquemment administré pour traiter le LNH. On l’associe souvent à la chimiothérapie, mais il peut être employé seul. On administre le rituximab par une aiguille insérée dans une veine (voie intraveineuse).

Le brentuximab védotine (Adcetris) peut être associé à la chimiothérapie pour traiter certains types de LNH qui expriment le CD30.

L’alemtuzumab (Campath) peut être administré à certaines personnes atteintes d’un LNH qui ne répond plus à d’autres traitements. On l’administre par voie intraveineuse ou par une injection faite juste sous la peau (injection sous-cutanée).

L’ofatumumab (Arzerra) est le plus souvent employé pour traiter certains types de LNH quand ils ne répondent plus à d’autres traitements. On l’administre par voie intraveineuse.

Le bortézomib (Velcade) peut être employé pour traiter certains types de LNH. On y a le plus souvent recours après que les médecins aient essayé d’autres traitements. On l’administre par voie intraveineuse ou par injection sous-cutanée.

L’obinutuzumab (Gazyva) est le plus souvent employé pour traiter certains types de LNH quand ils ne répondent plus à d’autres traitements. On l’administre par voie intraveineuse.

L’idélalisib (Zydelig) peut être employé pour traiter certains types de LNH après que les médecins ont essayé d’autres traitements. On le prend par la bouche sous forme de comprimé.

L’ibrutinib (Imbruvica) peut être employé pour traiter certains types de LNH après que les médecins aient essayé d’autres traitements. On le prend par la bouche sous forme de gélule.

L’acalabrutinib (Calquence) peut être employé pour traiter le lymphome à cellules du manteau qui a déjà reçu au moins un autre traitement.

Le polatuzumab védotine (Polivy) peut être employé pour traiter le lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB). On l'associe à la bendamustine (Treanda) et au rituximab pour un LDGCB qui est réapparu après le traitement ou qui n'a pas répondu au traitement.

Le tafasitamab (Minjuvi) peut être employé pour traiter le LDGCB récidivant ou réfractaire. On l'administre en association avec la lénalidomide (Revlimid), un médicament immunothérapeutique.

L’ibritumomab (Zevalin) est un type de radioimmunothérapie. Le médicament se fixe aux cellules cancéreuses et libère une matière radioactive directement dans ces cellules, ce qui peut signifier moins d’effets secondaires ou des effets secondaires moins graves. On l’administre par voie intraveineuse.

L’ibritumomab contient une substance radioactive, alors il est possible que vous deviez prendre des précautions spéciales pour protéger les autres d’une exposition à la radiation jusqu’à 2 semaines après le traitement. Demandez à votre équipe de soins si vous devez prendre des précautions particulières.

Effets secondaires

Peu importe le traitement du LNH, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

En général, le traitement ciblé n’endommage pas les cellules saines, alors il a tendance à causer des effets secondaires moins nombreux et moins graves que la chimiothérapie et la radiothérapie. La chimiothérapie et la radiothérapie risquent d’endommager les cellules saines en plus des cellules cancéreuses.

Si des effets secondaires se manifestent, ils peuvent survenir n’importe quand pendant, tout de suite après ou quelques jours, voire quelques semaines après le traitement ciblé. Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite du traitement ciblé (effets tardifs). La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Les effets secondaires du traitement ciblé dépendent surtout du type de médicament ou d’association de médicaments, de la dose, du mode d’administration (par la bouche ou par une aiguille dans une veine) et de votre état de santé global. Voici certains effets secondaires fréquents des médicaments ciblés administrés pour traiter le LNH :

Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés au traitement ciblé. Plus vite vous mentionnez un problème, plus rapidement on pourra vous dire comment aider à le soulager.

Informations sur des médicaments anticancéreux spécifiques

Les renseignements sur des médicaments spécifiques changent assez régulièrement. Apprenez-en davantage sur les sources d’information sur les médicaments ainsi que sur les endroits où vous pouvez obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques.

Questions à poser sur le traitement ciblé

Apprenez-en davantage sur le traitement ciblé. Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur le traitement ciblé à votre équipe de soins.

Révision par les experts et références