Lorsque Bonnie Norris a appris en 2022 qu’elle était atteinte d’un cancer du poumon, elle a été sous le choc.
Elle n’avait jamais fumé. Elle menait une vie active. Elle mangeait sainement. Le cancer du poumon était bien la dernière chose à laquelle elle s’attendait de la part de son médecin. Cela l’a également amenée à s’intéresser au radon, un facteur de risque souvent négligé.
À l’occasion de la Journée mondiale du cancer du poumon, Bonnie souhaite partager son expérience afin de sensibiliser le public au cancer du poumon et à l’importance de vérifier la présence de radon.
Un diagnostic inattendu@(headingTag)>
Au cours de l’été 2022, Bonnie jouait au pickleball lorsqu’elle s’est blessée au genou. Lors d’une consultation chez son médecin, elle a mentionné qu’elle souffrait également de vertiges et de sueurs nocturnes.
Inquiet au sujet de ces sueurs nocturnes, son médecin lui a recommandé de passer une tomodensitométrie. Les résultats ont bouleversé sa vie. On a diagnostiqué chez Bonnie un cancer du poumon qui s’était propagé à ses ganglions lymphatiques.
« Je me suis dit, “C’est impossible, je ne fume pas et je mène une vie saine.” J’avais adopté un régime alimentaire entièrement à base d’aliments complets et végétaux deux ans plus tôt et je pensais faire tout ce qu’il fallait. Ça a vraiment bouleversé ma vie. »
Commencer le traitement avec un solide réseau de soutien@(Model.HeadingTag)>
Bonnie a immédiatement commencé son traitement : elle a suivi 30 jours de chimiothérapie et de radiothérapie afin de réduire la taille de la tumeur. Elle a ensuite eu un traitement d’immunothérapie d’une durée de 12 mois.
Tout au long de son traitement, elle a pu compter sur son entourage. Son mari, ses filles et ses amis se sont mobilisés pour l’aider à préparer les repas et lui apporter un soutien moral.
Mon mari a été formidable. Mes filles et lui se sont entièrement chargés de préparer les repas et de faire le ménage.
Bonnie a également puisé de la force en voyant l’une de ses filles faire face à de graves problèmes de santé.
« L’une de mes filles a ses propres problèmes de santé. Elle souffre d’une maladie rénale depuis toujours et est sous dialyse. Le fait de voir qu’elle arrivait à faire face à une situation qui mettait sa vie en danger depuis toujours m’a permis de croire que moi aussi, je serais capable de surmonter cette épreuve. Elle m’a insufflé beaucoup de courage. »
Établir des liens avec d’autres personnes grâce à ParlonsCancer.ca@(Model.HeadingTag)>
En cherchant des informations sur son diagnostic, Bonnie a découvert ParlonsCancer.ca, la communauté en ligne de soutien par les pairs de la Société canadienne du cancer.
Au début, lire les témoignages d’autres personnes lui semblait accablant. Mais au fil du temps, elle a commencé à nouer des liens avec des membres qui comprenaient ce qu’elle traversait. Ces liens sont devenus une source importante de soutien.
« On se sent très proche de toutes les personnes présentes sur ParlonsCancer.ca. Elles deviennent bien plus que de simples membres du site; on se lie d’amitié avec elles. »
Bonnie est devenue une membre active de la communauté et, en 2024, elle a commencé à faire du bénévolat à titre de modératrice. Elle aide désormais les autres à trouver du soutien et des ressources.
On ne peut pas affronter le cancer tout seul. ParlonsCancer.ca m’a montré combien de personnes souffrent en silence.
S’informer sur le radon@(Model.HeadingTag)>
Après son diagnostic, Bonnie a participé à une réunion d’information sur le radon organisée à sa bibliothèque municipale. C’est là qu’elle a découvert pour la première fois ce qu’était le radon et les risques qu’il peut présenter pour la santé.
Le radon est un gaz incolore, inodore et insipide présent à l’état naturel dans l’environnement. Il s’agit du principal facteur de risque de cancer du poumon chez les non-fumeurs.
« Les deux principales causes connues du cancer du poumon sont le tabagisme et le radon. C’est comme une bombe qui ne demande qu’à exploser; je ne pense pas que les gens se rendent compte que le radon est la première cause de décès par cancer du poumon, après le tabagisme. »
Bonnie a décidé de faire analyser sa maison, et les résultats ont révélé des concentrations élevées de radon.
En apprenant qu’elle avait peut-être été exposée au radon pendant des années, Bonnie a décidé d’en parler autour d’elle.
Même si elle ne peut pas savoir avec certitude ce qui a causé son cancer, elle souhaite que davantage de personnes prennent conscience des risques et envisagent d’effectuer un test de dépistage du radon à leur domicile.
Le radon est devenu pour moi une affaire personnelle. Le fait de réaliser que les gens ne sont pas conscients des risques qui les entourent, comme le radon, m’a profondément marquée.
Aujourd’hui, Bonnie organise une réunion d’information dans sa communauté afin de sensibiliser la population au radon et à son lien avec le cancer du poumon.
« On ne peut pas vivre dans une bulle, mais je pense qu’il faut davantage avoir conscience des risques de cancer existants. »
Changer l’avenir du cancer du poumon au Canada@(headingTag)>
Aujourd’hui, Bonnie réagit bien au traitement. Elle a recommencé à pratiquer une activité physique et continue de faire de la peinture et du jardinage.
Son histoire souligne l’importance de rappeler que le cancer du poumon ne touche pas uniquement les fumeurs. Elle met également en évidence la nécessité d’une action coordonnée pour sensibiliser davantage le public, réduire les facteurs de risque et aider plus de personnes à tirer profit d’un diagnostic et d’un traitement précoces.
C’est pourquoi, avec l’aide de nos partenaires, nous avons créé le Plan d’action pancanadien de lutte contre le cancer du poumon 2026-2035, une stratégie audacieuse et ambitieuse visant à réduire de 30 % le nombre de décès liés au cancer du poumon au cours de la prochaine décennie.
Ensemble, nous pouvons changer l’avenir du cancer du poumon au Canada.