Cancer du poumon

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Recherche sur le cancer du poumon

La recherche sur le cancer est un processus qui nécessite du temps et de la minutie. Il faut souvent de nombreuses années avant que les tests et les traitements étudiés par les chercheurs puissent être administrés aux personnes atteintes de cancer.

La plupart des recherches commencent dans un laboratoire; les chercheurs y mettent à l’essai des idées, des interventions ou des traitements sur des cellules ou des animaux. Si les chercheurs y trouvent des façons prometteuses de traiter, de gérer ou de prévenir le cancer, elles doivent être mises à l’essai sur des personnes (recherche clinique). Toutes les recherches forment une partie importante de l’apprentissage et de l’amélioration des soins du cancer, même si elles ne portent pas sur des personnes.

Lorsque les recherches sont terminées, les résultats sont publiés dans des revues scientifiques ou médicales et présentés lors de conférences partout dans le monde, ce qui approfondit nos connaissances collectives sur le cancer. Les médecins se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche sur le cancer pour proposer les traitements et les méthodes de dépistage les plus efficaces.

On en apprend toujours plus sur le cancer. Voici des recherches prometteuses sur le cancer du poumon.

Conjugués anticorps-médicaments (CAM)

Certains médicaments ciblent des molécules spécifiques, comme des protéines, présentes à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses. Ces molécules contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. En ciblant ces molécules, les médicaments interrompent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses tout en limitant les dommages aux cellules normales.

Un conjugué anticorps-médicament (CAM) associe un agent chimiothérapeutique à un anticorps monoclonal. Le CAM peut savoir quand un antigène est présent en trop grande quantité (surexpression) à la surface des cellules cancéreuses. Le CAM ne libère le médicament que lorsqu’il est à l’intérieur des cellules cancéreuses, ce qui permet de les détruire tout en minimisant la toxicité sur le corps.

Des chercheurs se penchent sur la création de CAM pouvant cibler des récepteurs présents à la surface des cellules du cancer du poumon, comme le récepteur 2 du facteur de croissance épidermique (R-EGF2), le récepteur 3 du facteur de croissance épidermique humain (HER3) et l’antigène de surface cellulaire trophoblastique 2 (TROP2).

Anticorps bispécifiques

L’immunothérapie aide à renforcer ou à rétablir la capacité du système immunitaire à trouver et à détruire les cellules cancéreuses.

Les anticorps bispécifiques sont un nouveau type d’agents immunothérapeutiques conçus pour se fixer à deux cibles différentes, soit une cellule immunitaire et une cellule cancéreuse. Les anticorps bispécifiques combinent ces deux cellules dans le but d’aider le système immunitaire à attaquer les cellules du cancer du poumon.

L’usage des anticorps bispécifiques a été approuvé au Canada pour d’autres types de cancer, comme le myélome multiple. Lors d’essais cliniques, il a été démontré que les anticorps bispécifiques amélioraient la survie des personnes atteintes d’un cancer du poumon de stade avancé ou d’un cancer du poumon s’étant propagé à d’autres parties du corps (cancer métastatique).

Immunothérapie périopératoire

À l’heure actuelle, on a généralement recours à l’immunothérapie quand le cancer du poumon est rendu à un stade avancé. L’immunothérapie périopératoire est l’administration, avant ou après la chirurgie, d’une immunothérapie associée à une chimiothérapie. Ce traitement est parfois administré avant et après la chirurgie.

Des études récentes ont démontré que le recours à l’immunothérapie périopératoire peut améliorer l’issue des personnes ayant reçu un diagnostic de cancer du poumon.

Immunothérapie et traitement ciblé du cancer du poumon non à petites cellules de stade précoce

Les médicaments immunothérapeutiques et les médicaments ciblés ont amélioré la survie des personnes atteintes d’un cancer du poumon non à petites cellules localement avancé ou métastatique. Des chercheurs tentent de savoir si l’administration d’une immunothérapie ou d’un traitement ciblé permettrait également de traiter le cancer du poumon non à petites cellules de stade précoce.

Association de l’immunothérapie au traitement ciblé

Des chercheurs se demandent si le recours à deux méthodes différentes pour attaquer les cellules cancéreuses pourrait rendre le traitement plus efficace. Ils étudient actuellement l’association d’un médicament immunothérapeutique, comme un inhibiteur de point de contrôle immunitaire, à un médicament ciblé qui cible des mutations dans les cellules du cancer du poumon.

Médicaments immunothérapeutiques et médicaments ciblés pour le cancer du poumon à petites cellules

Le cancer du poumon à petites cellules est moins fréquent que le cancer du poumon non à petites cellules. Jusqu’à tout récemment, on avait recours seulement à la chimiothérapie et à la radiothérapie pour traiter le cancer du poumon à petites cellules. Au Canada, un seul médicament immunothérapeutique a été approuvé comme traitement du cancer du poumon à petites cellules, mais les chercheurs étudient d’autres médicaments immunothérapeutiques et ciblés qui pourraient aussi être employés.

Inhibiteurs de la PARP et inhibiteurs de points de contrôle du cycle cellulaire

Des chercheurs tentent de savoir si un type de médicament ciblé appelé inhibiteur de la PARP peut être employé dans le cas du cancer du poumon à petites cellules. La poly(ADP-ribose) polymérase (PARP) est une enzyme qui aide à réparer les dommages causés à l’ADN. Les inhibiteurs de la PARP bloquent cette enzyme, de sorte que les cellules cancéreuses deviennent incapables de réparer leur ADN et sont ainsi condamnées à mourir. Un autre domaine de recherche en traitement ciblé porte sur les inhibiteurs de points de contrôle du cycle cellulaire, qui empêchent les cellules cancéreuses de se réparer au cours du cycle cellulaire.

Inhibiteurs de point de contrôle immunitaire

Le système immunitaire s’empêche habituellement d’attaquer les cellules normales en se servant de protéines spécifiques appelées points de contrôle. Les points de contrôle ralentissent ou stoppent une réaction immunitaire. Certaines cellules du cancer du poumon ont parfois recours à ces points de contrôle pour se cacher et ainsi éviter d’être attaquées par le système immunitaire. Les inhibiteurs de point de contrôle immunitaire bloquent les protéines spécifiques des points de contrôle, permettant ainsi aux cellules immunitaires, appelées cellules T, d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses.

CTLA-4 est un type de protéine spécifique de point de contrôle souvent présente sur les cellules du cancer du poumon à petites cellules. Des études portent sur l’association d’un inhibiteur de CTLA-4 à une chimiothérapie et une radiothérapie comme traitement du cancer du poumon à petites cellules de stade avancé.

Dépistage des personnes présentant un risque élevé de cancer du poumon

Le dépistage du cancer du poumon est un domaine de recherche important. Plus on trouve et on traite le cancer du poumon à un stade précoce, meilleur est le pronostic.

Le risque d’avoir un cancer du poumon est plus élevé chez certaines personnes. Les recherches suivantes portent sur l’usage de biomarqueurs pour découvrir un cancer du poumon chez des personnes dont le risque est élevé, et ce, avant que des symptômes apparaissent.

Une analyse sanguine pourrait détecter des protéines susceptibles d’apparaître sur les cellules du cancer du poumon.

Une biopsie liquide permet de prélever de petits fragments d’ADN de la tumeur, soit de l’ADN libre circulant (ADNlc), ou de l’ADN ayant des atomes supplémentaires de carbone et d’hydrogène (ADN méthylé). Retirer ces types d’ADN du sang pourrait aider à détecter le cancer du poumon ainsi que d’autres cancers.

Comprendre la recherche sur le cancer

Les chercheurs essaient constamment de mieux comprendre le cancer. Nos connaissances sur le cancer – comment le prévenir, comment il se forme, comment le traiter et comment aider les gens à y faire face – dépendent de la recherche à de nombreux niveaux et dans de nombreuses circonstances. Apprenez-en davantage sur les divers types de recherche sur le cancer.

Participer à un essai clinique

Certaines personnes décident de participer à la recherche sur le cancer par le biais des essais cliniques. Les essais cliniques visent à déterminer si un traitement ou un instrument est sécuritaire et efficace avant qu’il soit offert ou employé à grande échelle. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.

Qu'est-ce que le cancer du poumon?

Le cancer primitif du poumon naît dans les cellules du poumon. Renseignez-vous sur les symptômes, le diagnostic, le traitement et les risques de ce cancer.

Facteurs de risque du cancer du poumon

Fumer du tabac est le principal facteur de risque du cancer du poumon.

Dépistage du cancer du poumon

Le dépistage, c’est vérifier si une maladie est présente dans un groupe de personnes chez qui on n’observe pas de symptômes de cette maladie. Les tests employés, comme la TDM à faible dose, peuvent détecter le cancer du poumon avant l’apparition de symptômes.

Symptômes du cancer du poumon

Les symptômes du cancer du poumon comportent une toux qui s'intensifie ou qui persiste et une douleur thoracique constante. Renseignez-vous sur les symptômes du cancer du poumon.

Diagnostic du cancer du poumon

On fait des tests diagnostiques du cancer du poumon, comme une radiographie pulmonaire, si des symptômes ou examens courants laissent croire à un problème. Renseignez-vous sur le diagnostic.

Stades du cancer du poumon non à petites cellules

La stadification sert à classer un cancer selon son étendue. Le système TNM est le plus couramment utilisé pour le cancer du poumon non à petites cellules.

Si le cancer du poumon se propage

Les cellules du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) ont la capacité de se propager à partir du poumon vers d'autres parties du corps où elles peuvent former de nouvelles tumeurs. Ce processus est appelé métastase. Les nouvelles tumeurs sont également appelées métastase (au singulier, s'il n'y en a qu'une seule) ou métastases (au pluriel, s'il y en a plusieurs).

Pronostic et survie pour le cancer du poumon

Il est possible que les personnes atteintes d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) se posent des questions sur leur pronostic et leur survie. Le pronostic et la survie dépendent de nombreux facteurs.

Traitements du cancer du poumon non à petites cellules

Les traitements du cancer du poumon non à petites cellules comprennent la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. Apprenez-en davantage sur ces options.

Soins de soutien pour le cancer du poumon

Les soins de soutien aident à surmonter les obstacles physiques, pratiques, émotifs et spirituels liés au cancer du poumon. C'est une composante importante des soins.

Statistiques sur le cancer du poumon et des bronches

Les statistiques indiquent combien de personnes au Canada ont reçu un diagnostic de cancer du poumon ou des bronches et combien en sont mortes au cours d’une période donnée.

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