Portrait

Faits saillants de la recherche sur le cancer de 2025

Depuis les années 1940, la Société canadienne du cancer (SCC) a investi plus de 2,1 milliards de dollars dans la recherche sur le cancer. Aujourd’hui, nous finançons 470 projets de recherche actifs dans des laboratoires situés dans chacune des dix provinces. Les chercheurs financés par la SCC ont été responsables de certaines des plus grandes découvertes de la recherche sur le cancer du siècle dernier. Découvrez quelques-unes des avancées formidables de la recherche sur le cancer de 2025.

Concevoir des vaccins contre le cancer

Le Dr Claude Perreault dirige une équipe qui prévoit concevoir des vaccins contre le cancer au cours des prochaines années. Une percée de la recherche en 2018 a mené à la découverte d’antigènes spécifiques au cancer, ce qui permet au système immunitaire de reconnaître et de tuer les cellules cancéreuses. Après avoir réussi à réduire la taille de tumeurs chez des souris au moyen de vaccins contenant ces antigènes spécifiques au cancer, l’équipe du Dr Perreault s’attend à ce que les premiers essais cliniques commencent au cours des deux prochaines années.

« Il n’y aura pas un seul vaccin pour tous les cancers ou pour tous les types de cancer. Mais nous pensons qu’il est maintenant possible, par exemple, d’avoir un vaccin pour les personnes atteintes d’un cancer du sein ou du poumon. Donc, un vaccin par type de cancer », avance le Dr Perreault.

L’équipe du Dr Perreault espère que ses vaccins contre le cancer apporteront trois avantages majeurs : ils pourraient aider à guérir des personnes même si elles sont atteintes de types de cancer résistants, provoquer moins d’effets secondaires que les traitements comme la chimiothérapie et être abordables grâce à une conception prête à l’emploi qui ne nécessite pas une personnalisation pour chaque personne atteinte.

Apprenez-en davantage sur l’avenir des vaccins contre le cancer.

Claude Perreault, Ph.D., souriant devant l’appareil photo, les mains dans le dos, vêtu d’un sarrau arborant une épinglette jonquille.
Claude Perreault, Ph.D.

Le traitement assisté par les médicaments psychédéliques pour les personnes atteintes d’un cancer avancé

Linda Carlson, Ph. D. et son équipe visent à transformer les soins de fin de vie pour des millions de personnes atteintes d’un cancer avancé. L’anxiété et la dépression sont souvent traitées par une thérapie ou des médicaments et, bien que ces deux options puissent aider, elles prennent du temps et peuvent ne pas fonctionner avec tout le monde.

C’est pourquoi Linda Carlson et ses collègues étudient comment le traitement peut être associé à des médicaments psychédéliques comme la psilocybine pour offrir une aide plus rapide et plus efficace.

Le traitement psychédélique peut contribuer à changer la façon dont les personnes pensent et se sentent, en remplaçant les schémas négatifs par des schémas plus positifs. Les premiers essais ont montré que même une dose unique de psilocybine peut soulager des symptômes comme la dépression. Linda Carlson et son équipe tenteront de rendre le traitement du cancer assisté par les médicaments psychédéliques plus accessible dans l’ensemble du Canada.

Apprenez-en davantage sur le traitement assisté par les médicaments psychédéliques pour les personnes atteintes d’un cancer avancé.

Photo du visage de la chercheuse Linda Carlson, Ph. D.
Linda Carlson, Ph. D.

Concevoir une nouvelle méthode d’imagerie du cancer du sein

Obtenir des images précises d’un cancer du sein est vital pour le choix du traitement adéquat, spécialement pour les cancers causés par des œstrogènes. C’est pourquoi le Dr Éric Turcotte dirige un projet de recherche afin de tester une nouvelle méthode d’imagerie qui montre les tumeurs plus clairement que les techniques d’imagerie actuelles.

La technique d’imagerie appelée 4FMFES-PET utilise un traceur liquide particulier qui est injecté dans les vaisseaux sanguins. Lorsque le traceur trouve une cellule contenant des récepteurs d’œstrogènes, il demeure à cet endroit. Cette méthode s’avère particulièrement efficace contre le cancer du sein lobulaire, qui présente souvent un grand nombre de récepteurs d’œstrogènes. Les premiers résultats ont permis de détecter un cancer même dans des cas où des méthodes plus anciennes n’y étaient pas parvenues.

« Maintenant, nous pouvons procéder à un balayage de la tête aux orteils. Nous pouvons donc voir tous les endroits où le cancer peut se cacher », affirme le Dr Turcotte.

Si la recherche continue de donner des résultats solides, la 4FMFES-PET pourrait améliorer, voire remplacer, les méthodes d’imagerie actuelles, permettant aux personnes atteintes de prendre des décisions plus éclairées concernant leur traitement.

Apprenez-en davantage sur cette révolution de l’imagerie du cancer du sein.

Le chercheur Éric Turcotte et son équipe, devant un dispositif de balayage.
Les chercheurs Michel Paquette, Stéphanie Dubreuil et Éric Turcotte (à droite)

Concevoir une épreuve sans douleur pour détecter le cancer de la vessie

On détecte habituellement le cancer de la vessie au moyen d’examens d’imagerie effractifs et douloureux, qui nécessitent l’insertion d’une caméra dans l’urètre. Pour épargner cet inconfort aux personnes devant subir un tel examen, François-Michel Boisvert, Ph. D. et son équipe conçoivent une épreuve simple et sans douleur qui nécessite seulement un prélèvement d’urine.

En plus d’être désagréable, l’imagerie de la vessie peut être coûteuse et peu commode. L’examen est généralement fait à l’hôpital par un spécialiste, ce qui exige du temps, des déplacements et des ressources de soins de santé.

« Un test du genre améliorerait grandement la vie des personnes atteintes d’un cancer de la vessie, qui subissent actuellement cette intervention tous les trois mois, explique François-Michel Boisvert. Certaines vont même jusqu’à la refuser. Pour elles, n’importe quel autre test serait mieux que rien du tout. »

Cette équipe de chercheurs a identifié dans l’urine quatre protéines qui signalent la présence du cancer. Elle s’emploie maintenant à évaluer et à valider sa découverte dans un groupe d’environ 1000 patients. Jusqu’ici, les travaux sont très prometteurs. À la lumière des premiers résultats, l’équipe a déjà commencé à concevoir une trousse de test rapide que les personnes peuvent utiliser en privé et en tout confort à la maison.

Apprenez-en davantage sur cette révolution de la détection du cancer de la vessie.

François-Michel Boisvert, Ph. D., un chercheur financé par la SCC dans son laboratoire.
François-Michel Boisvert, Ph. D.

Personnaliser les soins du cancer au moyen de biopsies liquides

Et si une simple analyse sanguine suffisait à donner à votre médecin toutes les informations nécessaires pour personnaliser votre traitement contre le cancer? Julia Burnier, Ph. D. élabore un nouveau type de test appelé biopsie liquide afin de personnaliser les soins du cancer. Alors que les biopsies traditionnelles nécessitent une intervention chirurgicale pour retirer des échantillons de tissu de la tumeur à étudier, les biopsies liquides utilisent plutôt des échantillons de sang, de salive ou d’urine.

« Nous sommes entrés dans l’ère des traitements ciblés, en nous éloignant d’une approche universelle pour aller vers l’administration du bon traitement au bon moment , déclare la chercheuse. L’un des grands défis du cancer, c’est qu’il évolue et change constamment. Les biopsies traditionnelles sont invasives, coûteuses et ne nous offrent qu’une vision statique de la maladie de la personne atteinte. La biopsie liquide comble cette lacune en proposant une alternative non invasive pouvant être répétée au fil du temps. »

Grâce aux biopsies liquides, on pourrait comprendre la maladie au niveau moléculaire en temps réel, ce qui permettrait de personnaliser le traitement du cancer.

« Cela signifie administrer uniquement le traitement nécessaire, au moment opportun. Cette approche permet non seulement d’améliorer la qualité des soins, mais aussi d’avoir un impact majeur sur la qualité de vie des personnes touchées par le cancer », déclare Julia Burnier.

Apprenez-en davantage sur la personnalisation des soins contre le cancer.

Une photo de la chercheuse Julia Burnier, Ph. D., portant un sarreau de l’Université McGill.
Julia Burnier, Ph. D.

Augmenter la survie au cancer colorectal grâce à l’exercice physique

Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer au Canada. Dirigé par le Dr Christopher Booth , et Kerry Courneya, Ph. D., en collaboration avec le Groupe canadien des essais sur le cancer, il s’agissait du premier essai clinique au monde à utiliser l’exercice structuré pour augmenter la survie au cancer.

Les résultats de l’essai clinique CO21 Challenge du Groupe canadien des essais sur le cancer (GCEC) montrent qu’un programme d’exercices structurés peut réduire les taux de récidive, le développement d’un nouveau cancer primitif et la mortalité chez les personnes atteintes de la maladie.

L’étude internationale de 17 ans a impliqué 889 personnes dans 55 hôpitaux de six pays. Après avoir subi une intervention chirurgicale et de la chimiothérapie pour traiter leur cancer, les participants ont suivi un programme d’exercices structurés sur trois ans ou reçu du matériel standard d’éducation sur la santé qui est actuellement remis aux patients. Les chercheurs espèrent intégrer les résultats de leur étude à la norme de soins contre le cancer.

Apprenez-en davantage sur l’augmentation de la survie au cancer colorectal grâce à l’exercice physique.

À gauche : Le Dr Christopher Booth, debout dans une salle de conférence, portant un stéthoscope autour du cou et tenant une chemise; à droite : Un portrait de Kerry Courneya, Ph. D.
À gauche : Le Dr Christopher Booth; à droite : Kerry Courneya, Ph. D.

Cibler les cellules dormantes du cancer de l’ovaire pour prévenir la récidive

Quand le cancer de l’ovaire est détecté, il est généralement déjà à un stade avancé. Même après avoir répondu au traitement, les tumeurs réapparaissent souvent, peut-être parce que certaines cellules cancéreuses deviennent dormantes après les premiers traitements efficaces.

Francis Rodier, Ph. D. dirige une équipe qui étudie des façons de cibler les cellules cancéreuses dormantes afin de prévenir la récidive. Pour ce faire, l’équipe utilise des technologies de pointe pour rechercher les vulnérabilités des cellules cancéreuses dormantes.

L’un des résultats visés par l’équipe de M. Rodier est la découverte de nouveaux biomarqueurs qui leur permettront de détecter l’état dormant et de savoir à l’avance qui présente un risque de récidive. Le moment où la maladie réapparaîtrait est également un élément qu’ils espèrent découvrir grâce à leurs recherches.

Apprenez-en davantage sur la prévention de la réapparition du cancer de l’ovaire.

Chercheur Francis Rodier, Ph. D, debout dans son laboratoire de recherche.
Francis Rodier, Ph. D.

Aidez-nous à créer un avenir sans cancer

Tous nos investissements dans la recherche sur le cancer sont possibles grâce aux dons des Canadiens. Votre soutien assurera le progrès continu de la recherche, en permettant de nouvelles découvertes et de meilleurs résultats pour les deux Canadiens sur cinq qui recevront un diagnostic de cancer au cours de leur vie.

Joignez-vous à nous pour créer un avenir sans cancer.

Aidez-nous à créer un avenir sans cancer

Avec le soutien de lecteurs comme vous, nous pouvons continuer à faire une différence significative pour les personnes atteintes de cancer.

Nous sommes déterminés à augmenter les taux de survie, à freiner le cancer avant qu’il ne se développe et à améliorer des vies. Mais nous ne pouvons pas y arriver sans vous.

Si chaque personne qui lit ce message donnait seulement 5 $, nous pourrions atteindre notre objectif ce mois-ci pour financer les projets de recherche les plus prometteurs, offrir des services de soutien empreints de compassion et mener des activités de défense de l’intérêt public. Faites un don dès maintenant, car chaque contribution compte. Merci d’avance!