Traitements du non-séminome
En présence du cancer du testicule appelé non-séminome, on peut avoir recours aux options de traitement suivantes pour les différents stades. Les traitements proposés dépendront du stade et du groupe pronostique. Si le cancer réapparaît (récidive), les traitements proposés dépendront des traitements administrés pour le cancer d’origine. Votre équipe de soins vous proposera des traitements en fonction de vos besoins et discutera avec vous afin d’élaborer un plan de traitement.
Stade 1@(headingTag)>
La chirurgie est le premier traitement du non-séminome de stade 1. Elle consiste à enlever le testicule et le cordon spermatique à travers une petite ouverture effectuée à l’aine. On l’appelle orchidectomie inguinale radicale, ou, tout simplement, orchidectomie. Cette opération se déroule habituellement dans le cadre du processus diagnostique. Le diagnostic permettra de déterminer le risque de récidive du cancer et aidera le médecin à décider si d’autres traitements sont nécessaires. Voici certains facteurs qui augmentent le risque de récidive du cancer :
-
la présence de cellules cancéreuses dans les vaisseaux sanguins ou les vaisseaux lymphatiques (envahissement lymphovasculaire);
-
la propagation des cellules cancéreuses au cordon spermatique;
-
la propagation des cellules cancéreuses au scrotum.
Si votre médecin pense que le risque de récidive est élevé, on peut aussi vous proposer un curage ganglionnaire rétropéritonéal pour enlever les ganglions lymphatiques situés à l’arrière de l’abdomen (rétropéritoine).
La surveillance active est l’option de traitement privilégiée après la chirurgie d’un non-séminome de stade 1. Elle comporte des visites de suivi régulières et fréquentes puisqu’il faut vérifier l’apparition de signes et de symptômes de récidive. Les examens effectués lors des visites de suivi comprennent un examen physique, des analyses sanguines afin de connaître le dosage des marqueurs tumoraux et des examens d’imagerie (comme une radiographie pulmonaire, la tomodensitométrie ou l’IRM). On peut vous proposer la radiothérapie ou la chimiothérapie si des signes ou symptômes indiquant la réapparition du cancer se manifestent ou si votre médecin pense que le risque de récidive est élevé.
On peut proposer la chimiothérapie après la chirurgie du non-séminome de stade 1 si votre médecin pense que le risque de récidive est élevé ou si on a trouvé des cellules cancéreuses dans les ganglions lymphatiques qui ont été enlevés lors d’un curage ganglionnaire rétropéritonéal. On administre la chimiothérapie par une aiguille insérée dans une veine (intraveineuse). On peut vous proposer l’association chimiothérapeutique BEP (bléomycine, étoposide et cisplatine).
Apprenez-en davantage sur la chirurgie, la surveillance active et la chimiothérapie du cancer du testicule.
Stade 2@(headingTag)>
La chirurgie est le premier traitement du non-séminome de stade 2. On pratique une orchidectomie. On peut proposer un curage ganglionnaire rétropéritonéal s’il y a moins de 5 ganglions lymphatiques enflés et que ceux-ci mesurent moins de 2 cm. On peut enlever les ganglions qui sont du côté du corps où se trouvait la tumeur ou des deux côtés de l’abdomen.
La chimiothérapie est un traitement standard du non-séminome de stade 2. On peut vous administrer une chimiothérapie avant ou après un curage ganglionnaire rétropéritonéal. Les médicaments sont injectés par une aiguille insérée dans une veine. On peut vous proposer l’une des associations chimiothérapeutiques suivantes :
- BEP – bléomycine, étoposide et cisplatine;
- EP – étoposide et cisplatine;
- VIP – étoposide, ifosfamide et cisplatine.
Les associations chimiothérapeutiques employées dépendent du pronostic de la tumeur. Les tumeurs sont groupées selon le système de classification de l’International Germ Cell Cancer Consensus Group. Les tumeurs classées dans le groupe pronostique « bon » pourraient être traitées avec l’association BEP ou EP. Les tumeurs classées dans le groupe pronostique « intermédiaire » pourraient être traitées avec l’association BEP ou VIP. Si la bléomycine affecte les poumons ou s’il y a un risque élevé de dommages aux poumons, on pourrait administrer l’association EP ou VIP au lieu de l’association BEP.
Apprenez-en davantage sur la chirurgie et la chimiothérapie du cancer du testicule.
Stade 3@(headingTag)>
La chirurgie est le premier traitement du non-séminome de stade 3. On pratique une orchidectomie.
La chimiothérapie est un traitement standard du non-séminome de stade 3. On l’administre habituellement après une orchidectomie. On peut aussi vous administrer une chimiothérapie avant la chirurgie si le cancer s’est déjà propagé et si les médecins ont confirmé qu’il s’agit d’un non-séminome en faisant une biopsie. On administre la chimiothérapie par une aiguille insérée dans une veine. On peut vous proposer l’une des associations chimiothérapeutiques suivantes :
- BEP – bléomycine, étoposide et cisplatine;
- VIP – étoposide, ifosfamide et cisplatine;
- EP – étoposide et cisplatine.
Les associations chimiothérapeutiques employées dépendent du pronostic de la tumeur. Les tumeurs sont groupées selon le système de classification de l’International Germ Cell Cancer Consensus Group. Les tumeurs classées dans le groupe pronostique « bon » pourraient être traitées avec l’association BEP ou EP. Les tumeurs classées dans le groupe pronostique « intermédiaire » pourraient être traitées avec l’association BEP ou VIP. Si la bléomycine affecte les poumons ou s’il y a un risque élevé de dommages aux poumons, on pourrait administrer l’association EP ou VIP au lieu de l’association BEP. Si le cancer s’est propagé au cerveau, on propose habituellement une chimiothérapie à base de VIP.
Après la chimiothérapie, l’équipe de soins fera un suivi afin de savoir s’il reste
du cancer (maladie résiduelle) et de vérifier le dosage des marqueurs tumoraux. On
enlèvera, par chirurgie, tout cancer de plus de 1 cm qui reste. Un curage
ganglionnaire rétropéritonéal peut faire partie de la chirurgie. On pourrait aussi
pratiquer une chirurgie pour enlever un cancer qui se trouve hors du rétropéritoine,
comme dans les poumons ou le
Apprenez-en davantage sur la chirurgie et la chimiothérapie du cancer du testicule.
Récidive de non-séminome@(headingTag)>
La récidive d’un non-séminome signifie que le cancer réapparaît à la suite du traitement. Si le non-séminome réapparaît après le traitement, cela se produit habituellement au cours des 2 ou 3 années qui suivent le diagnostic ou la chimiothérapie d’origine. En présence d’une récidive de non-séminome, on peut avoir recours aux options de traitement suivantes.
La chimiothérapie est le traitement principal de la récidive du non-séminome. L’association d’agents chimiothérapeutiques à laquelle on a recours dépend des traitements administrés pour le cancer d’origine.
Si on vous a administré une radiothérapie après la chirurgie pour traiter le cancer d’origine, on peut vous proposer l’association BEP, EP ou VIP pour la récidive du non-séminome.
Si on vous a administré l’association BEP ou EP pour traiter le cancer d’origine, on peut vous proposer une autre association chimiothérapeutique. Il s’agit d’une chimiothérapie de rattrapage. On peut vous administrer, par une aiguille insérée dans une veine, l’une des associations suivantes :
- TIP – paclitaxel, ifosfamide et cisplatine;
- VIP – étoposide, ifosfamide et cisplatine;
- VeIP – vinblastine, ifosfamide et cisplatine.
On peut vous proposer une chimiothérapie à forte dose à base de carboplatine et d’étoposide si le cancer du testicule réapparaît après une chimiothérapie à dose standard ou une chimiothérapie de rattrapage. Après une chimiothérapie à forte dose, on fait une greffe de cellules souches pour remplacer celles qui ont été endommagées ou détruites par la chimiothérapie à forte dose. Les cellules souches employées lors de la greffe sont prélevées dans votre sang, ce qu’on appelle une autogreffe de cellules souches du sang périphérique.
On peut aussi avoir recours à la chimiothérapie comme traitement palliatif d’un cancer qui réapparaît après l’administration de la plupart des autres traitements. On administre le traitement palliatif pour soulager les symptômes plutôt que pour traiter le cancer en lui-même. La chimiothérapie palliative qu’on peut administrer pour le non-séminome comprend ce qui suit :
- étoposide par la bouche (voie orale);
- gemcitabine et oxaliplatine ou paclitaxel par une aiguille insérée dans une veine.
On peut pratiquer une chirurgie après une chimiothérapie de rattrapage ou une chimiothérapie à forte dose avec greffe de cellules souches. Un curage ganglionnaire rétropéritonéal peut aussi être pratiqué si le cancer réapparaît dans le rétropéritoine après une surveillance active ou une chimiothérapie antérieure pour un non-séminome de stade 1. On peut également procéder à une chirurgie pour enlever un non-séminome qui est réapparu plus de 2 ans après le traitement du cancer d’origine.
Apprenez-en davantage sur la chimiothérapie et la chirurgie du cancer du testicule.
Essais cliniques@(headingTag)>
Discutez avec votre médecin des essais cliniques sur le cancer du testicule qui sont en cours au Canada et qui acceptent des participants. Les essais cliniques visent à trouver de nouvelles méthodes de prévention, de détection et de traitement du cancer. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.
Si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas recevoir de traitement du cancer@(headingTag)>
Vous pourriez envisager de recevoir un type de soins qui vous permet de vous sentir mieux sans traiter le cancer même. Ce pourrait être parce que les traitements du cancer n’agissent plus, qu’il n’est plus probable qu’ils améliorent votre état ou que leurs effets secondaires sont difficiles à tolérer. D’autres raisons peuvent expliquer pourquoi vous ne pouvez pas ou ne voulez pas recevoir de traitement du cancer.
Discutez-en avec les membres de votre équipe de soins. Ils peuvent vous aider à choisir les soins et le traitement pour un cancer avancé.
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