Facteurs de risque des tumeurs au cerveau et à la moelle épinière chez l’enfant

Il y a des choses qui peuvent affecter le risque, ou probabilité, d’avoir le cancer. Certains comportements, substances ou états peuvent faire augmenter ou diminuer le risque. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque. Les cancers chez l’enfant, aussi appelés cancers infantiles, sont rares, alors on en sait moins sur leurs facteurs de risque. La plupart des facteurs de risque du cancer infantile ne sont pas modifiables. Cela signifie que vous ne pouvez pas les changer.

La majorité des tumeurs au cerveau et à la moelle épinière chez l’enfant surviennent au cours des 10 premières années de vie. Les garçons sont plus susceptibles que les filles d’avoir certains types de tumeurs cérébrales, comme l’épendymome ou le médulloblastome.

Certains enfants atteints de troubles génétiques particuliers présentent un risque plus élevé que la moyenne d’avoir une tumeur au cerveau ou à la moelle épinière. Discutez du risque de votre enfant avec le médecin.

Les éléments qui suivent peuvent accroître le risque de tumeurs au cerveau et à la moelle épinière chez l’enfant. La plupart ne peuvent pas être changés. D’ici à ce qu’on en sache davantage sur ces facteurs de risque, il n’y a pas de façon particulière de réduire le risque de votre enfant.

Troubles génétiques

Un trouble génétique est une maladie causée par un changement (mutation) dans un ou plusieurs gènes. Avoir certains troubles héréditaires accroît le risque de tumeurs au cerveau et à la moelle épinière chez l’enfant.

La neurofibromatose touche le système nerveux. Elle modifie la façon dont les cellules nerveuses (neurones) se forment et se développent, est responsable de l’apparition de tumeurs sur les nerfs (neurofibromes) et peut provoquer d’autres anomalies dans les muscles, les os et la peau. La neurofibromatose de type 1 (maladie de von Recklinghausen, ou NF1) et la neurofibromatose de type 2 (NF2) font toutes les deux augmenter le risque de tumeurs au cerveau et à la moelle épinière chez l’enfant.

Le syndrome de von Hippel-Lindau (VHL) dérègle le développement des vaisseaux sanguins des yeux, du cerveau, de la moelle épinière, des glandes surrénales et d’autres parties du corps. Le syndrome de VHL accroît le risque de tumeurs au cerveau et à la moelle épinière ainsi que de cancer du rein, de la glande surrénale et du pancréas.

Le syndrome de Li-Fraumeni est associé à un risque accru d’avoir certains types de cancer avant l’âge de 45 ans, dont les tumeurs au cerveau et à la moelle épinière, le cancer du sein, la leucémie aiguë, le cancer des glandes surrénales ainsi que le sarcome des tissus mous et l’ostéosarcome.

La sclérose tubéreuse engendre la formation de tumeurs non cancéreuses dans le cerveau et la moelle épinière, la peau, les yeux, le cœur, les poumons et les reins. Elle accroît le risque d’apparition d’un type de tumeur au cerveau et à la moelle épinière appelé astrocytome sous-épendymaire à cellules géantes.

Le syndrome de Turcot entraîne la formation de multiples polypes dans le côlon. Il fait augmenter le risque de cancer colorectal et de tumeurs au cerveau et à la moelle épinière.

La nævomatose basocellulaire est aussi appelée syndrome de Gorlin ou syndrome des hamartomes basocellulaires. Elle cause différents problèmes à la peau, aux yeux, au système nerveux, aux glandes endocrines et à la mâchoire. La nævomatose basocellulaire accroît le risque de carcinome basocellulaire de la peau et d’un type de tumeur au cerveau appelé médulloblastome.

Le syndrome de Cowden est caractérisé par la formation de nombreuses masses non cancéreuses (hamartomes) dans différentes parties du corps, le plus souvent la peau, les seins, la glande thyroïde, le côlon et l’intestin ainsi qu’à l’intérieur de la bouche. Il accroît le risque de certains cancers, dont les tumeurs au cerveau et à la moelle épinière.

Le syndrome de Rubinstein-Taybi (SRT) est aussi appelé syndrome des pouces et des gros orteils larges. Il accroît le risque d’avoir différents types de tumeurs, dont un type de tumeur au cerveau appelé médulloblastome.

Administration antérieure d’une radiothérapie

Le rayonnement ionisant est un facteur de risque connu du cancer. Les enfants qui ont déjà reçu une radiothérapie à la tête comme traitement du cancer ou d’une autre affection médicale risquent davantage d’avoir une tumeur au cerveau. On administre une radiothérapie à la tête seulement après en avoir soigneusement évalué les bienfaits et les risques possibles. Chez les enfants atteints d’un cancer présent à l’intérieur ou près du cerveau, les bienfaits de la radiothérapie comme traitement du cancer surpassent largement le risque d’apparition ultérieure d’une tumeur au cerveau.

Certains examens d’imagerie, comme la tomodensitométrie (TDM), utilisent les rayonnements ionisants pour produire des images. Les appareils d’imagerie actuels emploient la plus petite dose de rayonnements possible, mais la TDM en émet une plus grande quantité qu’une radiographie habituelle. Le risque de cancer lié à un seul examen de TDM est faible. Il faut évaluer le risque de cancer causé par ces examens d’imagerie par rapport à leurs bienfaits.

Facteurs de risque possibles

On a établi un certain lien entre la présence d’une anomalie congénitale physique ou génétique et les tumeurs au cerveau et à la moelle épinière chez l’enfant, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour affirmer qu’elle en fait augmenter le risque.

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