Une personne regardant des résultats d’analyse avec son médecin
Ce que nous faisons

Accès équitable aux traitements du cancer de la prostate

Pourquoi est-ce important?

Le test de l’antigène prostatique spécifique (APS) est la première étape du processus de diagnostic du cancer de la prostate et la meilleure méthode actuellement disponible pour aider à détecter ce cancer à un stade précoce. Il s’agit d’un test sanguin permettant de détecter des taux d’APS élevés, ce qui signifie qu’il peut y avoir un cancer ou un autre problème de santé lié à la prostate nécessitant des tests supplémentaires. Comme le cancer de la prostate présente souvent peu ou pas de symptômes à ses premiers stades, il est crucial d’effectuer une détection précoce.

Les personnes vivant au Canada devraient avoir un accès équitable au test de l’antigène prostatique spécifique (APS) pour la détection précoce du cancer de la prostate sur la recommandation d’un médecin, sans devoir en assumer les frais, et ce, peu importe où ils habitent au pays. Des efforts doivent être déployés pour garantir un accès équitable et rapide aux outils de détection précoce sans imposer de coûts aux personnes bénéficiant de soins. Cela est particulièrement important pour les communautés qui sont mal desservies et les personnes présentant un risque élevé de cancer de la prostate, chez lesquelles on observe souvent des disparités en ce qui concerne l’accès à un diagnostic à un âge plus précoce, ainsi que des résultats moins bons.

Les causes que nous défendons en ce moment

La Société canadienne du cancer (SCC) presse les gouvernements de la Colombie-Britannique et de l’Ontario à couvrir 100 % du coût du test de l’APS dans le cadre de leurs régimes provinciaux d’assurance maladie pour les hommes asymptomatiques et les personnes qui ont une prostate ayant été orientés vers un professionnel de la santé. Il ne devrait y avoir aucun obstacle financier pour quiconque souhaite passer un test précoce de dépistage du cancer de la prostate, soit avant l’apparition de signes ou de symptômes.

À l’heure actuelle, le coût du test de l’APS pour la détection précoce sur recommandation d’un professionnel de santé est pris en charge dans huit provinces et dans les trois territoires. Seuls la Colombie-Britannique et l’Ontario ne couvrent pas le coût du test de l’APS comme outil de détection précoce pour les personnes ne présentant pas de signes ou de symptômes de cancer de la prostate lorsque le dépistage leur a été recommandé par un fournisseur de soins de santé. Le coût est un obstacle qui peut empêcher ou décourager les gens de se soumettre à des tests, et retarder la détection précoce.

Comme pour de nombreux cancers, les médicaments jouent un rôle essentiel dans le traitement du cancer de la prostate. Ces médicaments peuvent aider à ralentir la croissance du cancer, à gérer les symptômes et à améliorer la qualité de vie, en particulier dans les cas avancés ou résistants au traitement. Pourtant, au Canada, la disparité des régimes d’assurance-médicaments crée des inégalités et limite l’accès au traitement pour de nombreux Canadiens. Recevoir un diagnostic de cancer est déjà bien assez difficile. Les personnes atteintes d’un cancer ne devraient pas avoir à faire face à des difficultés supplémentaires et à de l’anxiété pour accéder au traitement qui leur a été prescrit. Afin que tous les Canadiens puissent bénéficier de ces avancées, nous exhortons tous les gouvernements à garantir un accès rapide, abordable et équitable aux médicaments contre le cancer de la prostate, quel que soit leur lieu de résidence ou la manière dont leur traitement est administré.

La Société canadienne du cancer exhorte également les provinces et les territoires à prendre les mesures suivantes :
  • Veiller à ce que les bénéficiaires de soins aient accès à de l’information facile à comprendre sur le risque de cancer de la prostate, ainsi que sur les avantages et les limites des tests d’APS. Les ressources devraient être adaptées à différents groupes, et disponibles dans diverses langues et divers formats.
  • Donner aux fournisseurs de soins de santé des outils et des ressources efficaces pour comprendre le risque de cancer de la prostate, les tests d’APS et les étapes de diagnostic, et pour leur permettre d’en discuter avec leur clientèle.
  • Évaluer et adopter des outils et méthodes novateurs et efficaces pour la détection précoce du cancer de la prostate, comme le test de l’APS, en veillant à ce qu’ils soient accessibles sans frais aux bénéficiaires de soins, exempts d’obstacles réglementaires inutiles et intégrés en toute sécurité dans les étapes de diagnostic.
  • Concevoir, en collaboration avec les communautés, des stratégies visant à améliorer la sensibilisation au cancer de la prostate et les expériences en matière de détection précoce de cette maladie.
La Société canadienne du cancer exhorte également les provinces et les territoires à prendre les mesures suivantes :
  • Le gouvernement fédéral devrait définir clairement les groupes à risque faible, moyen et élevé de cancer de la prostate, faire participer les collectivités mal desservies et à risque élevé à l’élaboration de lignes directrices adaptées à la culture et recommander des outils accessibles pour évaluer le risque individuel.
  • Les lignes directrices cliniques mises à jour devraient clarifier le rôle des tests d’APS, fournir des protocoles particuliers pour les personnes à risque élevé, appuyer la prise de décisions éclairées pour les bénéficiaires de soins et les fournisseurs, simplifier les processus réglementaires pour les diagnostics novateurs et assurer la diffusion efficace des lignes directrices aux professionnels de la santé et aux personnes admissibles. Évaluer et adopter des outils et des méthodes novateurs et efficaces pour la détection précoce du cancer de la prostate, comme le test de l’APS, en veillant à ce qu’ils soient accessibles sans frais aux bénéficiaires de soins, exempts d’obstacles réglementaires inutiles et intégrés en toute sécurité dans les étapes de diagnostic.
 
La Société canadienne du cancer invite les gouvernements, les bailleurs de fonds et les personnes qui collectent et traitent des données à faire ce qui suit :
  • Déterminer les domaines où les données sur le cancer de la prostate peuvent être améliorées et recueillir des données pour combler les lacunes, ce qui comprend la collecte de données fondées sur la race dans l’ensemble du continuum de la lutte contre le cancer. La Stratégie pancanadienne des données sur le cancer et la Charte pancanadienne des données sur la santé offrent d’importantes possibilités.
  • Investir dans les travaux de recherche visant à :
      • comprendre et réduire les obstacles au diagnostic et au traitement du cancer de la prostate;
      • améliorer la façon dont nous prédisons le risque de cancer de la prostate chez les gens et trouver de meilleures façons de dépister le cancer de la prostate en fonction du niveau de risque (ce qu’on appelle le dépistage fondé sur le risque);
      • réduire le surdiagnostic et le surtraitement;
      • trouver des façons nouvelles et novatrices de détecter le cancer de la prostate à un stade précoce;
      • comprendre les expériences psychosociales des personnes atteintes du cancer de la prostate;
      • améliorer la détection précoce, le diagnostic et le traitement, en particulier dans les collectivités mal desservies.

Amplifiez les voix des personnes atteintes de cancer

Le changement de politiques publiques est l’un des moyens les plus efficaces de prévenir le cancer et de soutenir les personnes qui en sont atteintes.

En faisant un don de 5 $, vous nous permettez de continuer à mettre en relation les élus avec des milliers de personnes atteintes de cancer et leurs proches aidants afin d’améliorer les soins offerts partout au pays.

Si chacune des personnes qui lisent ces lignes donnait ne serait-ce que 5 $, nous pourrions atteindre notre objectif du mois pour financer des initiatives de défense de l’intérêt public, des projets de recherche prometteurs, des informations fiables sur le cancer et un soutien essentiel.