Un chef de file en matière de prévention du cancer@(headingTag)>
Paul Demers, Ph. D., est un éminent chercheur qui participe aux efforts en matière de prévention du cancer du poumon lié au travail au Canada. Il est directeur scientifique du Centre de recherche sur le cancer professionnel (CRCP) de Santé Ontario et professeur à l’École de la santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto. Il mène actuellement un projet de recherche financé par la SCC visant à établir combien de personnes font face au cancer du poumon lié au travail au Canada.
Tous les cancers causés par une exposition professionnelle sont évitables et la sensibilisation à l’impact des substances cancérigènes en milieu de travail constitue une première étape essentielle.
Les Subventions de recherche sur les cancers liés au milieu de travail soutiennent des projets novateurs ayant pour but de pallier les lacunes en matière de prévention du cancer professionnel. Le projet de recherche actuel de Paul Demers fait partie de ce programme, qui réunit des scientifiques, des organisations syndicales et des partenaires en santé en vue d’apporter de véritables changements.
Depuis plus de trois décennies, Paul Demers se penche sur les facteurs contribuant au risque de cancer en milieu de travail. En mettant à jour les plus récentes données sur le cancer du poumon lié au travail, il fournit des indications qui aident les décideurs, les employeurs et les syndicats à renforcer la réglementation, à améliorer les normes de sécurité et, au bout du compte, à prévenir le cancer.
Les expositions professionnelles constituent une cause importante de cancer du poumon et selon les estimations des meilleures études menées dans les pays industralisés, environ 15 % de tous les cas de cancer du poumon sont attribuables au milieu de travail.
« Ce projet de recherche m’emplit d’enthousiasme, car je crois qu’il pourrait vraiment améliorer la prévention au Canada », a déclaré Paul Demers. Le cancer du poumon est l’un des cancers les plus fréquents et bon nombre des personnes qui en sont atteintes survivent moins de cinq ans après le diagnostic, d’où l’importance des travaux de M. Demers.
Établissement d'une culture de prévention@(headingTag)>
En 2012, l’équipe de Paul Demers a estimé que près de 10 000 cancers diagnostiqués chaque année au Canada étaient liés au milieu de travail. Aujourd’hui, grâce à une nouvelle Subvention de recherche sur les cancers liés au milieu de travail de la SCC, elle met ces données à jour pour 2026.
Les statistiques que nous avons recueillies, à la fois sur le nombre de cancers causés par l’amiante et sur les coûts économiques qui s’y rattachent, ont joué un rôle dans l’interdiction de l’amiante au Canada. Ces chiffres ont été cités par le gouvernement fédéral et utilisés par les syndicats et d’autres intervenants.
L’équipe de Paul Demers se penche sur des dizaines de facteurs d’exposition au cancer du poumon lié au travail, par exemple les gaz d’échappement de moteurs diesel, la silice cristalline et l’amiante. En déterminant le nombre de cancers professionnels et les coûts économiques connexes, le projet de recherche brossera un portrait clair du problème et fournira des statistiques qui pourront servir à élaborer de nouvelles stratégies et politiques.
Les cancers professionnels tuent plus de personnes que les accidents de travail… et n’obtiennent pas l’attention qu’ils méritent.
M. Demers insiste aussi sur l’importance de rendre le dépistage du cancer du poumon plus inclusif. À l’heure actuelle, les programmes de dépistage offerts au Canada ciblent surtout les fumeurs et laissent de côté de nombreux travailleurs exposés à des substances dangereuses dans leur milieu de travail.
L’équipe de recherche cherche à comprendre ces lacunes et à inclure dans les programmes de dépistage les personnes à risque de développer un cancer du poumon au travail. John Fredericks, chef des pompiers de Yellowknife, nous rappelle l’impact humain des risques de cancer en milieu de travail. Maintenant en rémission après avoir reçu un diagnostic de lymphome du système nerveux central – un cance rare – en 2021, il est déterminé à promouvoir le changement.
« Je fais encore partie de l’Association canadienne des chefs de pompiers et nous avons animé un atelier pour Santé Canada, car l’organisme rédige un rapport sur le projet de loi C-224. »
Le projet de loi C-224 a établi un cadre national pour améliorer la prévention et le traitement des cancers liés à la profession de pompier. Les pompiers peuvent être exposés à des centaines de contaminants au travail, dont plusieurs sont à l’origine du cancer ou soupçonnés de causer celui-ci. Parmi eux, on trouve l’amiante, le benzène et les gaz d’échappement des moteurs diesel.
« Mon oncologue a dit que j’ai été exposé dans les trois mois précédant mon diagnostic, raconte John. Pendant cette période, je n’ai combattu qu’un incendie sur le terrain. Soit dit en passant, un autre pompier présent sur les lieux de cet incendie est décédé du cancer en 2023. »
La prévention doit vraiment se faire en milieu de travail.
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