Portrait

Faire progresser la science : quand la recherche redonne espoir aux personnes atteintes de cancers rares

« Notre objectif est simple : offrir des options de traitement aux personnes qui n’en ont actuellement aucune. » explique Mathieu Quesnel-Vallières, professeur-chercheur à l’Institut de recherche sur le cancer de l’Université de Sherbrooke (IRCUS).  

Depuis 2018, Mathieu Quesnel-Vallières consacre son travail au développement de thérapies contre les cancers à haut risque, dont le cholangiocarcinome, un cancer rare et agressif des voies biliaires, pour lequel il existe très peu d’options thérapeutiques. Trouver de nouvelles approches de traitement est crucial, puisqu'encore aujourd’hui, peu de personnes survivent à ce cancer.

Même si on considère le cholangiocarcinome comme rare, cela ne veut pas dire qu’il y a peu de gens qui sont affectés. Une personne qui meurt d’un cancer, c'est une personne de trop qui meurt.  
 
Mathieu Quesnel‑Vallières, Ph. D., travaillant dans un laboratoire.
Mathieu Quesnel-Vallières, Ph. D.

Faire avancer la recherche sur le cholangiocarcinome 

Grâce au financement de la Société canadienne du cancer et de la Fondation Lotte & John Hecht, l’équipe de Mathieu Quesnel-Vallières développe de nouvelles immunothérapies, sous forme de vaccins, afin d’aider le système immunitaire à reconnaître et éliminer les cellules cancéreuses. En identifiant les caractéristiques génétiques propres à chaque tumeur, ils peuvent concevoir des traitements personnalisés, plus ciblés et potentiellement moins toxiques que les options actuelles.

« Il y a cinq ou dix ans, plusieurs technologies qu’on utilise en ce moment n’étaient pas disponibles », souligne Mathieu Quesnel-Vallières.  

Ce type de recherche est rendu possible grâce à des technologies de pointe, notamment en séquençage et en bio-informatique, qui permettent de développer des traitements plus adaptés à chaque personne. L’équipe s’appuie aussi sur une nouvelle approche : la culture d’organoïdes. À partir d’un morceau de tumeur issu d’une intervention chirurgicale et cultivé en laboratoire, les chercheurs reproduisent la tumeur pour mener des expériences, mieux la caractériser et comprendre comment le cancer fonctionne d’un patient à l’autre. Ce travail repose aussi sur la collaboration des équipes cliniques qui fournissent des échantillons, et de personnes comme Julie Carignan, qui ont vécu une expérience de cancer.  

Julie Carignan, debout dans un laboratoire.
Julie Carignan, patiente partenaire et survivante d’un cholangiocarcinome

Une histoire bien réelle derrière la recherche 

En mai 2022, Julie Carignan, alors âgée de 47 ans, reçoit un diagnostic de cholangiocarcinome. On lui parle d’une espérance de vie d’environ cinq mois.  « Le docteur m’a dit qu’il n’y avait pas grand-chose à faire pour moi », se rappelle-t-elle.  

Après une opération très risquée, Julie a reçu une longue série de traitements. En fin 2024, son état s’est stabilisé après sa chimiothérapie. Elle est maintenant en rémission depuis bientôt quatre ans, en route vers le cap symbolique des cinq ans.

Dès le début de son parcours, Julie a été frappée par le manque criant de ressources et d'options de traitement pour les personnes atteintes du même cancer. C’est cette réalité qui l’a amenée à s’impliquer activement dans la recherche, non seulement pour elle-même, mais pour les personnes qui recevront un diagnostic semblable dans l’avenir.  

C’est la recherche qui me donne l’espoir dont j’ai besoin. Je ne vois pas d’avenir sans cela.

Julie a rejoint l’équipe de recherche de Mathieu Quesnel-Vallières en tant que patiente partenaire. C’est elle qui fait le lien entre les chercheurs, les cliniciens et les patients pour s’assurer que le projet demeure aligné sur les besoins réels des personnes atteintes de cancer. En mettant son expérience au service de la recherche, elle espère offrir aux personnes atteintes d’un cancer des voies biliaires de nouvelles perspectives et un espoir de survie prolongée.  

Les chercheurs, ce sont eux qui assurent ma survie.

Lee-Hwa Tai, Ph. D., travaillant dans un laboratoire.
Lee-Hwa Tai, Ph. D.

S'unir pour faire fleurir l'espoir 

En collaboration avec la chercheuse Lee-Hwa Tai, Ph. D., et plusieurs centres hospitaliers, le projet de Mathieu Quesnel-Vallières réunit les expertises, les données et les échantillons nécessaires pour faire progresser la recherche sur le cholangiocarcinome.  

« On lie nos expertises ensemble pour créer un vaccin basé sur l’immunologie, mais aussi basé sur de grandes données de séquençage, sur la bio-informatique », indique Lee-Hwa Tai. 

On a aussi lié les quatre grands centres en cancérologie à travers le Québec pour essayer de construire ce vaccin-là. 

Cette approche collaborative est essentielle pour faire progresser la recherche sur le cancer. Aujourd’hui, la Société canadienne du cancer finance 470 projets de recherche actifs dans des laboratoires partout au pays, permettant à des équipes, comme celle de Mathieu Quesnel-Vallières de créer de nouvelles options là où il n'y en a peu, voire aucune.  

En ce Mois de la jonquille, symbole d’espoir et de renouveau, des personnes de partout au pays se mobilisent pour faire avancer la recherche. Des projets comme celui-ci demandent du temps, des ressources et un soutien constant. Ainsi, en posant un geste dès maintenant, vous contribuez à soutenir les projets de recherche d’ici les plus prometteurs et à faire fleurir l’espoir.

 
Julie Carignan, debout dans un laboratoire.
En ce Mois de la jonquille, votre soutien fait avancer la recherche 
Julie Carignan, survivante du cancer et patiente partenaire 

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