Pour les personnes atteintes de cancer, chaque moment compte. Les traitements personnalisés sont les plus efficaces lorsqu’ils sont administrés tôt, et pour les immunothérapies, comme une thérapie CAR-T, il existe une brève période où les bienfaits sont les plus grands. Pour tirer le maximum de cette période, les médecins ont besoin d’analyses permettant de détecter tôt et vite les récidives de cancer.
La Dre Nathalie Johnson et son équipe élaborent une analyse pour détecter les signes d’une récidive du lymphome. L’analyse cible de minuscules fragments d’ADN cancéreux dans le sang, signalant des récidives jusqu’à six mois plus tôt qu’avec les méthodes traditionnelles pour que les personnes puissent recevoir une thérapie CAR-T avant d’être trop mal en point. Les cellules CAR-T étant faites à partir des propres cellules d’une personne, les chercheurs espèrent aussi rendre le traitement plus efficace en utilisant les cellules immunitaires de personnes moins malades.
« Avec l’analyse, les patients à risque élevé de récidive seraient repérés plus tôt qu’avec les soins cliniques usuels », dit la Dre Johnson, professeure agrégée et titulaire de la chaire Louis Lowenstein d’hématologie et d’oncologie à l’Université McGill.
Les délais d’attente d’examens sont souvent longs pour les personnes atteintes de cancer, et sont suivis d’anxiété pendant l’attente des résultats. La nouvelle analyse de la Dre Johnson se fait dans un délai de 16 jours, de sorte que les médecins peuvent vite savoir s’il y a une récidive et offrir un traitement proactif.
« Ultimement, l’analyse nous permettra d’adapter le traitement selon la réponse très précoce au schéma de première intention, en intensifiant la toxicité si la réponse est médiocre ou en la diminuant si la réponse est bonne », dit la Dre Johnson.
Les chercheurs comparent aussi l’efficacité d’une thérapie à cellules CAR-T administrée durant une rémission ou au stade initial d’une récidive. Ils espèrent établir le meilleur moment d’utiliser ce traitement, pour en accroître l’efficacité et sauver plus de vies.
« La prochaine étape sera d’explorer des stratégies pour intervenir plus tôt afin d’éviter une chimiothérapie non curative et de donner accès à la thérapie CAR-T plus tôt, quand elle a plus de chances de réussir », ajoute la Dre Johnson.
Enfin, les chercheurs espèrent non seulement optimiser le traitement, mais aussi s’assurer qu’il peut être fabriqué au Canada. Les cellules CAR-T doivent être fabriquées dans des laboratoires spécialisés, et leur transport sur de longues distances augmente le coût du traitement. Avec la fabrication locale de cellules CAR-T, l’équipe de la Dre Johnson veut réduire les coûts et augmenter l’efficacité afin que plus de personnes aient accès à un traitement salvateur.
Un défenseur de la recherche sur le cancer @(Model.HeadingTag)>
Animateur de radio, Terry Johnston a reçu un diagnostic de lymphome non hodgkinien durant le temps des fêtes en 2020 après avoir éprouvé des douleurs à l’estomac. Sa chimiothérapie initiale ayant échoué, il a pu recevoir une thérapie CAR-T. Le traitement a fonctionné et, en mars 2022, une tomographie par émission de positrons (TEP) a confirmé qu’il n’avait plus de cancer. Aujourd’hui, Terry est un ardent défenseur de la recherche sur le cancer.
« La thérapie CAR-T est un excellent exemple de l’avenir de la recherche. Il apprend à nos cellules à faire ce qu’elles ne savent pas faire : combattre le cancer. »
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Comme on estime que près de la moitié des personnes au pays recevront un diagnostic de cancer au cours de leur vie, l’urgence de financement est à son comble. La recherche est la clé permettant de transformer l’avenir du cancer.
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