Personnaliser le traitement pour les personnes atteintes de cancer@(headingTag)>
« Chaque jour est un cadeau pour moi, des jours que je croyais ne jamais avoir n’eut été de la recherche et de tout ce que fait la Société canadienne du cancer. »
En 2014, Faisal Joseph, un avocat de 53 ans, a appris qu’il avait un cancer du rein propagé au pancréas, aux poumons et à d’autres organes. Ses médecins lui donnaient au plus deux ans s’il subissait une opération à haut risque, à laquelle il ne survivrait probablement pas, et sinon seulement trois mois.
Faisal s’est alors vu offrir de participer à un essai clinique financé par la SCC, mené par la chercheuse Alison Allan, Ph. D., et le Dr David Palma. Le but : améliorer les résultats en personnalisant les traitements d’un cancer, dit oligométastatique, n’ayant envahi qu’un nombre limité de sites.
L’essai international de phase III, encore en cours, évalue un type spécial de traitement par rayonnements, appelé radiothérapie stéréotaxique d’ablation (SABR), dans les cas de maladie oligométastatique. À ce jour, les chercheurs ont recruté plus de 200 participants qui recevront le traitement standard avec ou sans SABR. Ils veulent vérifier si l’ajout d’une SABR au protocole de traitement prolonge la survie ou améliore la qualité de vie.
En parallèle, ils analysent des échantillons de sang de chaque participant pour suivre les variations de biomarqueurs clés durant le traitement. Jusqu’ici, les résultats sont prometteurs, et il se pourrait qu’un jour, une simple analyse sanguine aide les médecins à repérer qui est susceptible de bénéficier d’une SABR.
Et Faisal? Grâce à sa participation à l’essai, il continue de dépasser les attentes de son équipe soignante plus de dix ans après le diagnostic.
S’attaquer au risque de cancer chez les travailleurs de nuit@(headingTag)>
Le travail de nuit perturbe la production naturelle de mélatonine, ce qui réduit la capacité du corps de réparer l’ADN altéré et accroît le risque de cancers du sein, de la prostate et d’autres cancers.
Une première étude du genre a révélé que des suppléments de mélatonine réduisent ce risque chez les travailleurs de nuit. Avec un financement de la SCC, l’équipe du chercheur Parveen Bhatti, Ph. D., à BC Cancer, a étudié si la prise de suppléments de mélatonine aidait à réparer l’ADN altéré chez 40 travailleurs qui faisaient au moins deux quarts de nuit consécutifs par semaine. Durant l’essai, la moitié des participants ont pris un supplément de mélatonine avant le sommeil de jour pendant quatre semaines, et l’autre moitié a pris un placebo. La prise de mélatonine a amélioré la réparation de l’ADN, et semble être une façon potentielle d’atténuer le risque de cancer.
Dans le cadre d’une Subvention de recherche sur les cancers liés au milieu de travail de la SCC, Parveen Bhatti explore maintenant en quoi des changements du microbiome intestinal pourraient contribuer au risque de cancer chez les travailleurs de nuit, et comment des actions ciblées pourraient aider à prévenir des milliers de cancers chaque année.
Préparer l’esprit et le corps à une intervention chirurgicale@(headingTag)>
La chirurgie est un traitement courant et souvent efficace pour « un cancer de la prostate localisé, mais la période d’attente peut être stressante pour les personnes atteintes de cancer et leurs aidants. Cette anxiété risque aussi de nuire au rétablissement et d’entraîner des effets secondaires liés au traitement.
Avec un soutien de la SCC, la chercheuse Lin Yang, Ph. D., mène un essai sur l’utilisation de la « préadaptation », des programmes conçus pour soutenir les personnes atteintes de cancer.
Son étude a déjà fait ressortir un important besoin non comblé chez les personnes en attente d’une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate. L’équipe met maintenant à l’essai un programme d’exercices esprit-corps pour ce groupe. Elle espère qu’en aidant les participants à optimiser leur santé mentale et physique, il sera possible d’améliorer les soins et les résultats de façon simple et peu contraignante.
Allan Pipke, un pompier à la retraite, s’y est joint afin d’être en meilleure forme avant son intervention chirurgicale. Il est reconnaissant de cette expérience, qui combinait des séances de taï-chi guidées par un moniteur et des séances autonomes, quelque chose d’entièrement nouveau pour lui.
« On se sent seul quand on vient d’avoir un diagnostic, dit Allan. En participant, j’ai constaté que la relaxation mentale me faisait oublier la maladie. Le vide préchirurgical comblé par le programme de taï-chi a dissipé une partie du nuage que le cancer faisait planer. »
L’intervention chirurgicale s’est bien déroulée et, mieux encore, Allan a pu accueillir sa première petite-fille, dont il s’occupe maintenant plusieurs jours par semaine. Il a aussi acquis une nouvelle façon de demeurer plus en forme, physiquement et mentalement.
« Je suis chanceux d’avoir pu participer à cette recherche, dit Allan. On voit et on entend des histoires de gens qui vivent plus longtemps grâce à la recherche. Je suis du nombre. »
Soulager la douleur au moment où cela compte le plus@(headingTag)>
Personne ne veut voir un être cher souffrir. C’est pourquoi soulager la douleur des personnes atteintes de cancer à la fin de leur vie est une grande priorité pour les chercheurs. Une percée récente réalisée dans le cadre d’un essai sur les soins palliatifs financé par la SCC contribuera à l’atteinte de cet objectif.
Dirigée par le Groupe canadien des essais sur le cancer et la Dre Laura Dawson du Princess Margaret Cancer Centre, l’étude a permis de découvrir qu’un simple traitement de radiothérapie peut réduire considérablement la douleur chez les personnes atteintes d’un cancer du foie en phase terminale.
Une dose unique de radiothérapie palliative au foie associée aux soins de soutien standards a atténué l’inconfort de personnes qui se sentent souvent trop mal pour recevoir d’autres traitements. Les résultats semblent indiquer qu’une radiothérapie à faible dose devrait être considérée comme une option standard pour la prise en charge de la douleur liée au cancer du foie.
Le soulagement de la douleur observé dans cet essai a permis à de nombreux participants de passer plus de temps précieux pour créer des souvenirs avec leurs proches. Un membre de la famille d’un participant a déclaré : « Je crois de tout mon cœur que la radiothérapie administrée à mon mari lui a donné au moins six semaines additionnelles avec une bonne qualité de vie, qu’il n’aurait peut-être pas eues autrement. »
Ça prend un village pour élever un enfant; ça prend une société pour agir contre le cancer. Nous ne pourrions pas le faire sans vous.
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Comme on estime que près de la moitié des personnes au pays recevront un diagnostic de cancer au cours de leur vie, l’urgence de financement est à son comble. La recherche est la clé permettant de transformer l’avenir du cancer.
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