Résultat des Subventions de recherche pour chercheuses et chercheurs prometteurs - Pilier de recherche 1
Résultat du concours des Subventions de recherche pour chercheuses et chercheurs prometteurs - Pilier de recherche 1
Empêcher les cellules cancéreuses de se propager dans le corps
Loïc Binan | Hôpital général juif
La plupart des cellules cancéreuses passent d’un état où elles se reproduisent à un autre où elles se propagent. Certaines cellules présentent des caractéristiques de ces deux états en même temps, ce qui les aide à créer des métastases et à résister au traitement. Loïc Binan, Ph. D. étudie les gènes qui régissent chaque état en présence de cancer du sein. Son objectif est de figer les cellules dans l’un ou l’autre de ces états pour tenter de prévenir les métastases et rendre le cancer plus facile à traiter.
Suivre les cellules souches du glioblastome pour trouver de nouveaux traitements
Reza Mirzaei | Université de l’Alberta
Le glioblastome est un cancer du cerveau agressif comptant peu d’options de traitement et aucune immunothérapie approuvée. L’équipe de Reza Mirzaei, Ph. D. étudie les cellules souches du glioblastome, qui stimulent la croissance tumorale et répriment les réponses immunitaires anticancéreuses. En utilisant le marquage génétique pour suivre le comportement des cellules tumorales, elle vise à apprendre comment le glioblastome désactive les cellules immunitaires et comment les réactiver, ce qui ouvrira la voie à de nouveaux traitements et à de meilleurs pronostics pour les personnes atteintes d’un glioblastome.
Comprendre le « mode sommeil » des cellules du cancer du sein
Jason Northey | Université de l’Alberta
Certaines cellules du cancer du sein peuvent entrer en « mode sommeil » et se cacher, puis être réactivées des années après le traitement. Jason Northey, Ph. D. et son équipe étudient comment la rigidité des tissus et les signaux hormonaux influent sur l’endroit où ces cellules se cachent et ce qui les réactive, en vue de prévenir la récidive du cancer et de sauver des vies.
Collaborer directement avec des patients partenaires change toute la dynamique de notre travail. Les perspectives et les expériences vécues des patients nous servent de phare et sont essentielles pour que nous concentrions nos efforts sur des découvertes pratiques qui permettront d’éliminer la peur que le cancer réapparaisse et d’améliorer la vie des personnes qui en ont le plus besoin.
— Jason Northey, Comprendre le « mode sommeil » des cellules du cancer du sein
Université de l’Alberta – Edmonton, Alberta
Cibler la résistance à la leucémie et prévenir la récidive
Cédric Tremblay | Université du Manitoba
La plupart des personnes réagissent bien au traitement de la leucémie, mais il arrive souvent qu’un petit nombre de cellules cancéreuses survivent et provoquent des récidives. L’équipe de Cédric Tremblay, Ph. D. combine des modèles génétiques avancés pour comprendre comment la leucémie commence avec des avatars de patients personnalisés afin de mettre à l’essai des traitements réels. En repérant les cellules leucémiques qui résistent au traitement et en découvrant leurs faiblesses, ce projet vise à rendre les traitements toxiques moins nécessaires, à réduire au minimum le risque de récidive et à améliorer le pronostic et la qualité de vie des personnes atteintes de leucémie aiguë.
Améliorer la précision des analyses d’ADN urinaire pour le cancer de la vessie
Gillian Vandekerkhove | Université de la Colombie-Britannique
Beaucoup de personnes atteintes d’un cancer de la vessie à un stade précoce subissent des examens effractifs fréquents pour surveiller la maladie. L’équipe de Gillian Vandekerkhove, Ph. D. améliore les analyses d’ADN urinaire non effractives en étudiant quels changements dans l’ADN urinaire signalent la présence de cancer ou renseignent sur la réaction au traitement. En rendant ces examens plus précis et plus fiables, il serait moins nécessaire de recourir à des interventions inconfortables et la qualité de vie des personnes atteintes de cancer de la vessie s’en trouverait améliorée.
Cibler l’inflammation pour s’attaquer aux cancers du sang difficiles à traiter
Stephanie Xie | Centre de cancérologie Princess Margaret – Réseau universitaire de santé (UHN)
Les taux de leucémie myéloïde aiguë (LMA), un cancer du sang difficile à traiter, sont à la hausse. Bien que ce cancer soit stimulé par l’inflammation, les chercheurs ne comprennent actuellement pas comment cela se produit et aucun traitement anti-inflammatoire n’est utilisé contre la LMA. Stephanie Xie, Ph. D. étudie le cycle inflammatoire en présence de LMA afin de mieux comprendre quels cancers réagiront au traitement. Elle prévoit également mettre à l’essai un médicament existant avec des propriétés anti-inflammatoires, un agoniste des récepteurs du peptide-1 apparenté au glucagon (AR GLP-1), pour évaluer s’il pourrait constituer une option de traitement de la LMA et, possiblement, d’autres cancers stimulés par l’inflammation.
Certaines des perspectives les plus importantes dans la recherche sur le cancer proviennent des personnes qui font face à la maladie. Nos partenaires apportent à la fois une expérience vécue et une expérience d’aidants, ce qui nous donne une compréhension unique des difficultés que les personnes atteintes et leurs familles rencontrent durant le traitement du cancer de la vessie. Leur participation a façonné la conception de nos essais futurs ainsi que de notre stratégie de biobanque, et leurs questions ont mis en évidence des besoins non satisfaits et des inégalités méritent une plus grande attention. Ce projet ne serait vraiment pas le même sans leur contribution.
— Éva Michaud, De meilleurs examens et traitements pour prévenir la récidive de cancer de la vessie
Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill – Montréal, Québec
Un traitement rapide, économique et facile des cancers du sang
Yale Michaels | Université du Manitoba
Harinad Maganti | Université d'Ottawa
Il a été démontré que le traitement par lymphocytes T à CAR était efficace contre de nombreux cancers du sang, mais il coûte cher, demande du temps et est difficile à réaliser. Par conséquent, de nombreuses personnes qui pourraient en bénéficier ne sont pas en mesure de le recevoir. Yale Michaels, Ph. D. et Harinad Maganti, Ph. D. ont conçu une manière de créer des lymphocytes T à partir de cellules souches de cordon ombilical. Maintenant, leur équipe cherche à transformer ces cellules en une solution de rechange viable au traitement classique par lymphocytes T à CAR, ce qui rendra le traitement plus rapide, plus abordable et plus facilement accessible à toutes les personnes atteintes d’un cancer du sang.
De meilleurs examens et traitements pour prévenir la récidive de cancer de la vessie
Éva Michaud | Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill
Côme Tholomier | Hôpital général juif
Le cancer de la vessie est un cancer courant qui réapparaît souvent dans les années qui suivent le traitement. À l’heure actuelle, il n’y a pas de bonne façon de prévoir si le cancer réapparaîtra. Éva Michaud, Ph. D et le Dr Côme Tholomier étudient une molécule du système immunitaire, l’immunoglobuline A (IgA), qui pourrait aider les médecins à repérer les personnes chez qui le risque de récidive est le plus élevé, à créer de nouvelles stratégies de traitement et à concevoir des immunothérapies de précision pour mieux traiter le cancer de la vessie.