Résultat des Subventions Défi - Piliers de recherche 3 & 4

Nous sommes heureux de soutenir 9 nouvelles subventions, qui contribuent à faire progresser la recherche sur le cancer dans les services de santé et sociale, culturelle, environnementale et de la santé des populations.

Résultat du concours des Subventions Défi - Piliers de recherche 3 & 4

Note : Bien que tous les efforts aient été déployés pour assurer l’exactitude de la liste complète des bénéficiaires elle ne constitue pas un avis « officiel ». Les bénéficiaires ont été avisés, par écrit, au moyen d’un avis d’octroi d’une subvention comprenant les renseignements détaillés au sujet de leur subvention.

Aider les femmes réfugiées arabophones à accéder au dépistage du cancer du sein

David Busolo Université du Nouveau-Brunswick

La détection précoce du cancer du sein améliore les résultats relatifs à la santé et sauve des vies. Au Canada, les femmes arabophones se heurtent souvent à des obstacles liés à la langue, à la culture, à des facteurs sociaux et à des enjeux systémiques qui les empêchent d’accéder à des services de dépistage. David Busolo, Ph. D. travaille avec des intervenants pivots qui parlent arabe, des organismes d’établissement locaux et des services de santé pour aider les femmes réfugiées arabophones du Nouveau-Brunswick à accéder au dépistage du cancer du sein.

Utiliser l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer l’équité et l’accessibilité des soins du cancer du sein

Kathryn Isaac | Université de la Colombie-Britannique

La Dre Kathryn Isaac utilise l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer l’équité et l’accessibilité des soins du cancer du sein. Son équipe élabore des outils qui peuvent analyser les rapports cliniques, repérer les personnes qui ont besoin d’une attention urgente et appuyer des soins plus rapides et plus cohérents. En aidant les cliniciens à hiérarchiser plus efficacement les patients, le projet vise à réduire les retards et à améliorer les résultats ainsi que les expériences des personnes atteintes d’un cancer du sein.

Améliorer la prévention des cancers liés au VPH chez les personnes 2ELGBTQ+

Nathan Lachowsky Université du Nord de la Colombie-Britannique et le Centre de recherche communautaire

Les infections au virus du papillome humain (VPH) sont la principale cause des cancers de l’anus, du col de l’utérus, du pénis, du vagin et de la vulve. Les personnes deux esprits, lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queers et autres (2ELGBTQ+), en particulier celles des régions nordiques, éloignées ou rurales, peuvent avoir de la difficulté à accéder à des soins préventifs essentiels comme la vaccination contre le VPH ou le dépistage du cancer. Nathan Lachowsky, Ph. D. et le Centre de recherche communautaire collaborent avec des communautés 2ELGBTQ+ à risque pour savoir quelles personnes profitent ou non de la vaccination ou du dépistage et pourquoi. Cette information leur permettra d’élaborer des stratégies de prévention du cancer plus accessibles et mieux adaptées à leur culture.



  Collaborer étroitement avec des personnes qui ont une expérience vécue présente ou passée du cancer du sein m’a fait réaliser que l’attente de réponses est souvent l’une des parties les plus difficiles du parcours du cancer. Les personnes atteintes m’ont expliqué que les retards et l’incertitude ont des répercussions non seulement leur santé, mais aussi sur leur bien-être émotionnel et leurs familles. Leurs expériences ont confirmé que l’amélioration de l’accès à des soins équitables en temps opportun était tout aussi importante que l’élaboration de nouveaux traitements, et elles continuent de façonner chaque étape de ce projet.  

— Kathryn Isaac, Utiliser l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer l’équité et l’accessibilité des soins du cancer du sein
Université de la Colombie-Britannique – Vancouver, Colombie-Britannique


Mettre en œuvre des programmes d’exercices pour améliorer les résultats liés au cancer

Kristin Campbell | Université de la Colombie-Britannique
Lauren Capozzi | BC Cancer - Kelowna

Un récent essai clinique a montré que l’ajout d’exercices structurés au traitement du cancer du côlon améliorait la survie et réduisait le taux de récidive de manière significative. Kristin Campbell,  Ph. D. et la Dre Lauren Capozzi collaborent avec des cliniciens et des personnes atteintes de cancer afin de créer un plan que toutes les cliniques pourront utiliser pour mettre en œuvre des programmes d’exercices structurés. Elles espèrent que cela mènera à des soins du cancer plus efficaces et plus équitables, lesquels entraîneront de meilleurs résultats à long terme.

Soutenir la santé mentale des pères d’enfants atteints de cancer

Hallie Coltin | Centre de recherche du CHU Sainte-Justine
Léandra Desjardins | Centre de recherche du CHU Sainte-Justine

Les pères dont les enfants ont reçu un diagnostic de cancer éprouvent du stress et de l’incertitude. Très peu de projets de recherche ont été menés sur les difficultés liées à la santé mentale de ces pères, et, par conséquent, il existe peu de ressources de soutien qui répondent à leurs besoins uniques. La Dre Hallie Coltin et Leandra Desjardins, Ph. D. étudient des données sur la santé mentale et interrogent des pères d’enfants atteints de cancer pour en apprendre davantage sur leurs expériences et leur permettre d’obtenir un meilleur soutien en santé mentale.



  Ce projet est directement façonné par les parcours des pères que nous avons interrogés et par l’expérience précieuse des pères membres de son comité consultatif. Leurs témoignages nous ont inspirés à faire de ce projet une réalité et ont renforcé notre  conviction qu’il est essentiel de mieux comprendre la santé mentale chez les pères, un sujet important et encore trop peu étudié.  Ce projet aidera à concevoir des soins psychosociaux plus éclairés et équitables dans le domaine du cancer infantile.   

— Hallie Coltin, Soutenir la santé mentale des pères d’enfants atteints de cancer
Centre de recherche du CHU Sainte-Justine – Montréal, Québec


Une meilleure prévention du cancer chez les personnes ayant subi une transplantation d’organe

Claudie Laprise | Centre de recherche du CHUM

Le risque de cancer double après une transplantation d’organe, pourtant la prévention du cancer est souvent négligée comparativement à la gestion du risque de rejet et à d’autres priorités après une transplantation. Claudie Laprise, Ph. D. interroge des personnes ayant subi une transplantation d’organe pour comprendre leurs perceptions, leurs expériences et leurs besoins. Ces connaissances mèneront à de meilleurs outils d’enseignement et de prévention du cancer pour les personnes qui ont subi une transplantation.

Améliorer les conversations concernant les soins des personnes atteintes d’un cancer incurable

Hsien Seow | Université McMaster

Des conversations honnêtes et empreintes de compassion à propos de la maladie, des options de traitement et des objectifs sont bénéfiques pour les personnes atteintes d’un cancer incurable. Cependant, de nombreux fournisseurs de soins de santé n’ont pas l’impression d’avoir la préparation adéquate pour mener ces discussions. Hsien Seow, Ph. D. et son équipe ont conçu le programme ABCS (All providers Better Communication Skills, Amélioration des compétences en communication pour tous les fournisseurs) afin de renforcer les compétences des fournisseurs en matière de communication concernant les maladies graves. Ce projet adaptera et évaluera le programme pour les équipes d’oncologie partout au Canada en vue d’aider les personnes atteintes à comprendre la maladie, à exprimer leurs besoins ainsi que leurs préférences et à recevoir des soins qui correspondent à ce qui compte le plus pour elles.

Aider les proches aidants à accéder aux ressources de soutien et à les utiliser

Janet Papadakos | Institut de recherche en éducation de l'UHN
Meredith Giuliani | Centre de cancérologie Princess Margaret - UHN

Avec le vieillissement, certaines cellules souches sanguines acquièrent des changements génétiques qui leur permettent de croître plus qu’en temps normal. Ce processus peut accroître le risque de cancer du sang. Anastasia Tikhonova, Ph. D. étudie comment les changements dans la moelle osseuse, le milieu où vivent les cellules souches sanguines, contribuent à ce processus. Son projet de recherche pourrait aider à reconnaître les personnes présentant un risque accru de cancer et ouvrir la voie à des stratégies de prévention qui préservent la moelle osseuse saine, ce qui contribuerait à arrêter le cancer avant qu’il n’apparaisse.

Aider à élargir l’accès au traitement par lymphocytes T à récepteurs antigéniques chimériques (CAR) de fabrication canadienne au Canada

Kednapa Thavorn | Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa 
Natasha Kekre | Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa 

Le traitement par lymphocytes T à récepteurs antigéniques chimériques (CAR), qui utilise les propres cellules immunitaires d’une personne pour traiter certains cancers, a changé les perspectives pour de nombreuses personnes. Bien qu’il soit prometteur, son accès demeure limité parce que ce traitement est difficile à produire et, actuellement, il est fabriqué en grande partie à l’extérieur du Canada. C’est pourquoi le Canada investit dans la production de lymphocytes T à CAR au pays. Kednapa Thavorn, Ph. D. et la Dre Natasha Kekre collaborent avec des gestionnaires d’hôpitaux, des décideurs, des personnes atteintes et des aidants pour comprendre comment les traitements par lymphocytes T à CAR de fabrication canadienne peuvent être intégrés aux soins de façon à améliorer l’accès, à répondre aux besoins des patients et à renforcer le système de santé du Canada.



  Les personnes atteintes et les aidants ont façonné ce projet depuis ses débuts. Leurs expériences nous ont aidés à comprendre que l’amélioration de l’accès ne reposait pas uniquement sur l’élaboration de nouveaux traitements, mais aussi sur la réduction du fardeau associé aux déplacements, la diminution du temps d’attente lorsque c’est possible et la conception de soins qui correspondent aux réalités de la vie des personnes. 

— Kednapa Thavorn, Aider à élargir l’accès au traitement par lymphocytes T à récepteurs antigéniques chimériques (CAR) de fabrication canadienne au Canada
Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa – Ottawa, Ontario