Résultat des Subventions Défi - Pilier de recherche 2

Nous sommes heureux de soutenir 14 nouvelles subventions, qui contribuent à faire progresser la recherche clinique sur le cancer.

Résultat du concours des Subventions Défi - Pilier de recherche 2

Note : Bien que tous les efforts aient été déployés pour assurer l’exactitude de la liste complète des bénéficiaires elle ne constitue pas un avis « officiel ». Les bénéficiaires ont été avisés, par écrit, au moyen d’un avis d’octroi d’une subvention comprenant les renseignements détaillés au sujet de leur subvention.

Raccourcir la radiothérapie pour réduire les effets secondaires à long terme

Houda Bahig | Centre de recherche du CHUM

Le traitement du cancer de la gorge associé au virus du papillome humain (VPH) consiste habituellement en sept semaines de radiothérapie. Le traitement fonctionne bien, mais peut provoquer des effets secondaires à long terme comme de la difficulté à avaler, la sécheresse de la bouche ou des changements du goût. En vue de réduire ces effets, la Dre Houda Bahig met à l’essai une radiothérapie de précision de quatre semaines. Elle espère non seulement que le traitement plus court atténuera les effets secondaires, mais aussi qu’il sera plus abordable et plus accessible.

Atténuer la douleur névralgique chez les personnes qui sont ou qui ont été atteintes de cancer 

Mathieos Belayneh | BC Cancer, partie de la Provincial Health Services Authority

Jusqu’à 70 % des personnes qui reçoivent une chimiothérapie éprouvent des lésions nerveuses douloureuses à long terme qui limitent leur mobilité et leur qualité de vie. Comme les traitements actuels ne fonctionnent pas toujours, le Dr Mathieos Belayneh et son équipe mèneront un essai clinique pour déterminer si la méthadone est plus efficace que le traitement standard de la douleur. Les résultats pourraient améliorer la prise en charge de la douleur, la mobilité et la qualité de vie globale des personnes qui sont ou qui ont été atteintes de cancer.

Trouver la cause des problèmes d’épaule après le traitement du cancer du sein

Clark Dickerson | Université de Waterloo

La radiothérapie du cancer du sein peut entraîner des douleurs durables aux épaules, de la faiblesse et des limitations des mouvements des bras qui peuvent s’aggraver avec le temps. Clark Dickerson, Ph. D. et ses collaborateurs étudient si la radiothérapie dirigée vers les muscles de l’épaule est la cause principale en comparant différentes méthodes de traitement. Cette étude, la première en son genre, révélera quand commencent à apparaître les lésions à l’épaule, ce qui permettra d’intervenir plus tôt pour réduire la douleur et améliorer le rétablissement à long terme ainsi que la qualité de vie. 



 Mener des recherches et collaborer directement avec des personnes qui avaient déjà eu le cancer m’a appris comment un éventail de limitations des mouvements des épaules et des bras pouvait rendre difficiles des activités autrefois routinières. Cela nuit à la vie quotidienne de vraies personnes. Leurs expériences motivent notre engagement envers la recherche sur les causes possibles, la prévention et le traitement afin que nous puissions améliorer l’indépendance et la fonction des bras chez ce groupe important.

— Clark Dickerson, Trouver la cause des problèmes d’épaule après le traitement du cancer du sein 
Université de Waterloo – Waterloo, Ontario


Surveillance plus sûre des enfants présentant un risque de cancer du poumon

Mary-Louise Greer | The Hospital for Sick Children

Les enfants atteints du syndrome DICER1 risquent d’être atteints d’un cancer du poumon infantile rare. Lorsqu’il est détecté tôt, l’issue de ce cancer est favorable, alors il est important de le repérer le plus rapidement possible. À l’heure actuelle, on surveille les enfants au moyen de la tomodensitométrie (TDM), mais cela les expose de façon répétée à des rayonnements. Mary-Louise Greer évalue si l’imagerie par résonance magnétique (IRM), qui n’utilise pas de rayonnement, fonctionne aussi bien que la TDM. Si c’est le cas, on pourrait surveiller les enfants atteints du syndrome DICER1 au moyen de l’IRM, ce qui réduirait leur exposition aux rayonnements et diminuerait les enjeux d’innocuité à long terme.

Utiliser des signaux hormonaux pour personnaliser le traitement du cancer de la prostate

Chantal Guillemette | Université Laval

L’hormonothérapie est une pierre angulaire du traitement du cancer de la prostate avancé, mais toutes les personnes n’y réagissent pas de la même manière. De meilleurs outils sont nécessaires pour prévoir quels traitements seront les plus efficaces pour chaque personne. Chantal Guillemette, Ph. D. étudiera les profils hormonaux de personnes atteintes de cancer de la prostate afin d’identifier des marqueurs pouvant aider à personnaliser les traitements et permettre à plus de personnes de vivre plus longtemps et en meilleure santé.

Traitement plus court, plus efficace et plus personnalisé du cancer de la prostate

Robert Hamilton | Centre de cancérologie Princess Margaret – UHN

Lorsque le cancer de la prostate commence à se propager, le traitement standard est coûteux et peut causer des effets secondaires graves. Le Dr Robert Hamilton étudie si l’ajout d’un médicament appelé atorvastatine au traitement standard peut accroître son efficacité, ce qui permettrait de réduire la durée du traitement. Son équipe cherche également des marqueurs génétiques aidant à prévoir quelles personnes auront probablement besoin d’un traitement agressif, ce qui permettrait aux autres d’éviter des traitements inutiles et les effets secondaires qui y sont associés, améliorant ainsi leur qualité de vie.



 Un membre de notre équipe ayant une expérience vécue du cancer nous a fait part de son point de vue important. Cela nous a aidés à concevoir cette étude en nous assurant que l’aspect négatif d’un examen additionnel, l’IRM, n’enlevait rien à l’aspect positif que représente le sentiment d’autonomie éprouvé par les personnes atteintes de ce syndrome et leurs familles lorsqu’elles participent à ce projet de recherche. 

— Mary-Louise Greer, Surveillance plus sûre des enfants présentant un risque de cancer du poumon 
The Hospital for Sick Children – Toronto, Ontario 


Améliorer la survie des personnes atteintes d’un lymphome agressif

Nathalie Johnson | Hôpital général juif 

Lorsque le traitement initial échoue, le pronostic des personnes atteintes d’un lymphome agressif est souvent sombre. Le traitement par lymphocytes T à récepteurs antigéniques chimériques (CAR) peut être une option très efficace si elle est utilisée tôt. L’équipe de la Dre Nathalie Johnson a conçu une analyse sanguine pour détecter l’ADN cancéreux résiduel après le traitement et repérer les récidives plus tôt. Cet essai clinique évaluera si l’utilisation de cette analyse pour une intervention précoce aidera les personnes atteintes d’un lymphome récidivant à vivre plus longtemps.

Détecter la récidive du lymphome de façon plus rapide et précise

Robert Kridel | Centre de cancérologie Princess Margaret - UHN

Les outils actuels peuvent passer à côté de petites quantités de lymphome après le traitement et il est donc difficile pour les médecins de surveiller les personnes avec précision ou d’intervenir rapidement lorsqu’un traitement supplémentaire est nécessaire. Le Dr Robert Kridel et son équipe conçoivent une analyse sanguine de nouvelle génération qui détecte le lymphome plus tôt et plus précisément en utilisant des marqueurs génétiques et des profils d’ADN particuliers. Cette stratégie pourrait réduire les interventions non nécessaires et améliorer les résultats chez les personnes atteintes de lymphome.

Le jeûne intermittent pour stimuler l’immunothérapie contre le cancer

Julian Lum | BC Cancer, partie de la Provincial Health Services Authority

La recherche semble indiquer qu’il existe un lien entre l’alimentation et le système immunitaire. Lors d’une étude préliminaire, Julian Lum, Ph. D. a découvert que le jeûne intermittent pouvait ralentir l’évolution du cancer et améliorer l’immunité. Maintenant, il prévoit étudier le jeûne intermittent chez des personnes atteintes de myélome multiple qui reçoivent de l’immunothérapie. Son objectif est d’élaborer un moyen peu coûteux et largement accessible d’améliorer les résultats et la qualité de vie des personnes qui suivent un traitement contre le cancer.

Vaincre la résistance au traitement du cancer du sein agressif

Michael Reedijk | Centre de cancérologie Princess Margaret – UHN

Les tumeurs du cancer du sein triple négatif (CSTN) résistent au traitement en recrutant des cellules spéciales appelées macrophages pour se protéger du système immunitaire du corps. Ainsi, les immunothérapies qui fonctionnent bien contre d’autres cancers ne sont pas efficaces contre le CSTN. Michael Reedijk, Ph. D. met à l’essai l’isunakinra pour savoir si ce médicament peut empêcher les macrophages de pénétrer dans les tumeurs. Si c’est le cas, l’isunakinra pourrait permettre de surmonter la résistance au traitement du CSTN et offrir de nouvelles options de traitement qui sauvent des vies.

Améliorer la détection et le diagnostic du cancer du sein métastatique

Éric Turcotte | Université de Sherbrooke 

Lorsque le cancer du sein se propage ou récidive, les nouvelles tumeurs peuvent être différentes de la tumeur d’origine. Il n’est pas possible ni pratique d’effectuer une biopsie de chaque nouvelle tumeur. L’équipe du Dr Éric Turcotte élabore donc des outils d’imagerie pour cartographier et caractériser les métastases dans tout le corps. Cette stratégie non effractive pourrait améliorer la détection, permettre de suivre l’évolution de la maladie et éclairer les décisions relatives au traitement des personnes atteintes d’un cancer du sein.



 Certaines des idées les plus importantes de notre projet de recherche ne sont pas venues du laboratoire, mais de conversations avec des personnes touchées par le cancer. Elles nous ont rappelé que, derrière chaque découverte scientifique, quelqu’un est à la recherche d’espoir et d’un moyen de faire activement quelque chose pour son propre bien. Leur expérience vécue nous a poussés à penser différemment, à poser de meilleures questions et à mener des projets de recherche qui sont non seulement novateurs d’un point de vue scientifique, mais aussi très pertinents pour la vie quotidienne des personnes atteintes. Nous avons l’occasion de produire des preuves scientifiques qui pourraient aider à faire passer l’alimentation d’une source de confusion à un allié fiable et fondé sur des données probantes dans les soins du cancer. 

— Julian Lum, Le jeûne intermittent pour stimuler l’immunothérapie contre le cancer 
BC Cancer, partie de la Provincial Health Services Authority – Vancouver, Colombie-Britannique 


Prévenir les vomissements chez les enfants recevant un traitement du cancer

Lillian Sung | The Hospital for Sick Children
Adam Yan | The Hospital for Sick Children

Les vomissements sont un effet secondaire courant et éprouvant du traitement contre le cancer chez les enfants. La Dre Lillian Sung et le Dr Adam Yan ont conçu un modèle d’apprentissage automatique qui peut aider à prévoir le risque de vomissements d’un enfant au cours des quatre jours suivants un traitement. En repérant les enfants qui risquent de présenter des vomissements, les équipes de soins peuvent offrir un traitement préventif, qui rendra l’expérience du traitement du cancer plus confortable et améliorera l’état de santé global et la qualité de vie des enfants.

Faciliter le dépistage du cancer chez les enfants qui présentent une prédisposition héréditaire au cancer

Anita Villani | The Hospital for Sick Children

Andrea Doria | The Hospital for Sick Children

Les enfants atteints d’affections qui les prédisposent au cancer, comme le syndrome de Li-Fraumeni (SLF), subissent souvent des épreuves d’imagerie par résonance magnétique (IRM) régulières pour dépister le cancer. Ces examens peuvent être stressants et difficiles d’accès pour les familles. La Dre Anita Villani et la Dre Andrea Doria mettent à l’essai une analyse sanguine chez les enfants atteints du SLF. Si l’analyse sanguine fonctionne au moins aussi bien que les épreuves d’IRM, elle pourrait représenter une solution de rechange plus confortable et plus accessible au dépistage par des épreuves d’IRM fréquentes chez les enfants atteints du SLF et d’autres syndromes qui les prédisposent au cancer.



 Notre étroite collaboration avec des enfants recevant un traitement du cancer et leurs familles nous a confirmé que la prévention des effets secondaires était tout aussi importante que le traitement du cancer lui-même. Leurs expériences nous ont aidés à nous concentrer sur les enjeux qui comptent le plus pour les personnes atteintes, comme réduire le fardeau du traitement et aider les enfants à se sentir suffisamment bien pour participer à leurs activités quotidiennes autant que possible. 

— Lillian Sung, Prévenir les vomissements chez les enfants recevant un traitement du cancer
The Hospital for Sick Children – Toronto, Ontario 


Arrêter les cancers de l’utérus avant qu’ils n’apparaissent

Aline Talhouk | Université de la Colombie-Britannique
Laurence Bernard | Université McGill
Andrea Neilson | Université de la Colombie-Britannique

La plupart des cancers de l’utérus sont provoqués par des déséquilibres hormonaux. L’hormonothérapie préventive peut traiter le cancer et les états précancéreux de l’utérus, mais il n’y a actuellement aucune bonne façon de savoir qui pourrait avoir besoin de ce traitement. Aline Talhouk, Ph. D., la Dre Laurence Bernard et la Dre Andrea Neilson évaluent un test pour prévoir chez qui l’hormonothérapie pourrait être bénéfique. On pourrait alors offrir un traitement préventif à ces personnes et arrêter le cancer de l’utérus avant même qu’il n’apparaisse.