Prestations de maladie de l’AE

Impact financier du cancer

Les Canadiens atteints de cancer sont confrontés à un défi à la fois médical et financier. En plus d’une baisse de leur revenu, ils doivent composer avec une hausse de leurs dépenses liées aux médicaments, aux déplacements pour soins médicaux, au stationnement et aux soins à domicile. Le stress qu’engendre ce fardeau financier a des répercussions sur leur bien-être émotionnel et, par conséquent, sur leurs besoins psychosociaux.

Comme les Canadiens vivent plus longtemps et ont des carrières plus longues, un plus grand nombre d’entre eux sont susceptibles de développer un cancer pendant qu’ils sont sur le marché du travail. Étant donné que près d’un Canadien sur deux pourrait développer un cancer au cours de sa vie et sachant que près de 800 000 personnes au pays sont actuellement touchées par cette maladie, il est crucial d’offrir un soutien additionnel à celles-ci ainsi qu’à leurs familles.

Graph showing average treatment and physical recovery times by cancer type

Quinze semaines ne suffisent pas

À l’heure actuelle, la période de versement des prestations de maladie de l’assurance-emploi est de 15 semaines, ce qui n’est pas suffisant pour couvrir la durée du traitement de bon nombre de personnes atteintes de cancer. Selon un rapport récent de BC Cancer, la durée moyenne du traitement et du rétablissement d’une personne atteinte de cancer du sein est de 26 à 36 semaines et d’une personne atteinte de cancer du côlon, de 37 semaines. Il s’agit des deux des types de cancer les plus fréquents au Canada.

Il est temps d’alléger ce fardeau qui pèse sur les personnes faisant face à une maladie aussi grave que le cancer. Nous demandons au gouvernement fédéral de respecter son engagement à prolonger à au moins 26 semaines la période de versement des prestations de maladie de l’assurance-emploi. Cette dernière serait ainsi harmonisée avec les prestations de compassion, dont la durée est passée de 6 à 26 semaines en 2016.

Grâce à une prolongation de la période de versement des prestations de maladie de l’assurance-emploi, les Canadiens souffrant d’une maladie mettant leur vie en danger telle que le cancer pourront s’absenter de leur travail pendant plus longtemps afin de pouvoir se concentrer sur leur guérison et leur rétablissement après leur traitement.

Rapport de la table ronde

Lisez le rapport Politiques des prestations de maladie de l’assurance-emploi de 2019, qui offre un aperçu des aspects de la prestation qui, selon les spécialistes, doivent être améliorés pour les Canadiens qui en dépendent lorsqu’ils tombent gravement malades ou qu’ils souffrent d’une blessure grave.

Notre position

Les Canadiens confrontés à une maladie mettant leur vie en danger, telle que le cancer, doivent s’absenter de leur travail pour recevoir un traitement et se rétablir. Les Canadiens atteints de cancer font face à un défi non seulement physique, mais également aux répercussions sur la santé mentale et au stress financier. La Société canadienne du cancer croit que les Canadiens confrontés à une maladie mettant leur vie en danger, telle que le cancer, ont besoin de soutien financier et d'un congé avec protection de l'emploi lorsqu'ils s'absentent de leur travail pour recevoir un traitement et se rétablir. Les Canadiens ne devraient pas avoir à choisir entre recevoir un traitement contre le cancer et travailler.

Nous surveillons la mise en œuvre de la prestation de maladie de l'assurance-emploi qui devrait entrer en vigueur à l'été 2022 et qui fera passer le droit maximal aux prestations régulières de 15 à 26 semaines.  

La Société canadienne du cancer recommande aux gouvernements provinciaux et territoriaux de faire ce qui suit :  

  • étendre la durée de la protection de l'emploi en cas de congé de maladie à au moins 26 semaines pour l'aligner sur les prestations de maladie de l'assurance-emploi;  
  • modifier les critères d’admissibilité en réduisant le nombre d’heures de travail exigées pour avoir droit aux prestations;   
  • accorder aux travailleurs plus de latitude afin qu’ils puissent demander des prestations pour de plus petites unités de temps, par exemple à l’heure ou par jour;
  • autoriser un accès élargi aux congés par voie réglementaire;  
  • alléger le fardeau administratif en adoptant une approche client centrée sur le demandeur dans le traitement des demandes, en simplifiant les exigences et la procédure de demande et en s'alignant sur d'autres prestations fédérales comme celles du Régime de pensions du Canada; 
  • améliorer l’accès des employeurs aux programmes d’aide et d’adaptation destinés aux employés.